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2010
Riga, 31 mai 2010 -LE NOUVEAU CONCEPT STRATEGIQUE AU SERVICE D’UNE AMELIORATION DE LA COHESION DE L’OTAN ?
Riga, 31 mai 2010 - LE NOUVEAU CONCEPT STRATEGIQUE AU SERVICE D’UNE AMELIORATION DE LA COHESION DE L’OTAN ?
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La préservation d’une unité de dessein entre les Alliés est un défi permanent, étant donné les changements de nature que connaît l’Alliance elle-même à mesure que de nouveaux pays la rejoignent, d’une part, et les menaces et les problèmes auxquels elle se voit confrontée, d’autre part. |
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Tel est le message convoyé par un projet de rapport présenté samedi devant la session de printemps de l’Assemblée parlementaire de l’OTAN, qui se tenait à Riga. Au moment où les instances de l’OTAN, sises à Bruxelles, et les pays membres s’occupent de mettre à jour le concept stratégique de l’Alliance, la Commission politique de l’Assemblée s’est penchée sur un projet de rapport général consacré à la cohésion entre Alliés. L’auteur du rapport, la Canadienne Raynell Andreychuk, y souligne combien il est important que la finalité de l’Alliance conserve sa pertinence dans le monde de l’après-Guerre froide. Il y a lieu de prendre en considération les tendances nouvelles en matière de sécurité : conduite d’opérations bien au-delà du territoire de l’OTAN, création de multiples partenariats avec des pays tiers et diversité croissante de la composition de l’Alliance. Selon le rapport, l’actuel concept stratégique « reflète le plus petit dénominateur commun aux Alliés ». Dans sa nouvelle version, il devrait, a estimé Raynell Andreychuk, clarifier le rôle qui échoit à l’Alliance dans la sécurité telle qu’elle se présente aujourd’hui. Les participants au débat ont émis des avis divergents sur ce qu’il conviendrait d’inclure explicitement dans le nouveau concept. Celui-ci ne saurait être considéré comme une panacée, a rappelé la chef de la délégation de la Lettonie auprès de l’Assemblée. Avec le temps, des problèmes spécifiques se posent lorsque les circonstances se modifient sur le plan de la sécurité, a fait observer Vaira Paegle, qui siège au Parlement letton dans les rangs de l’Union civique (Pilsoniska savieniba). Il ne conviendrait donc pas que le concept stratégique tente d’envisager dans le détail toutes les éventualités. La députée a cependant ajouté qu’elle aimerait voir l’OTAN adopter une politique empêchant les Alliés de vendre du matériel de défense sophistiqué à des pays non membres. L’annonce récente d’un projet de la Fédération de Russie de se doter de véhicules militaires français, néerlandais ou espagnols a suscité de l’inquiétude dans les pays baltes. Par ailleurs, le projet de rapport établit une ventilation des coûts supportés par les Alliés engagés en Afghanistan, ce qui a suscité une controverse : plusieurs participants ont en effet estimé qu’il ne s’agissait ni de concourir pour les pertes les plus lourdes ou les plus légères, ni de se rejeter mutuellement la responsabilité des difficultés sur lesquelles achoppaient les opérations menées par la Force internationale d’assistance à la sécurité sous la direction de l’OTAN. D’autres ont évoqué une répartition inéquitable des charges entraînées par la campagne afghane et ont demandé une réforme du mécanisme de financement de l’Alliance. Les participants ont été encouragés à contribuer à renforcer la cohésion de l’Alliance en expliquant les rôles et les méthodes de cette dernière à leurs électeurs. Certains d’entre eux ont fait remarquer que cela n’était pas toujours aisé, au vu du manque de clarté caractérisant les objectifs et les paramètres de succès de quelques-unes des opérations alliées. Autre sujet sur lesquels se sont attardés les participants : l’intensification de la coopération avec des pays tiers. Les Partenaires collaborent plus étroitement que jamais avec les troupes de l’Alliance ; l’Australie, le Japon, la Nouvelle-Zélande et la Corée du Sud apportent aux opérations afghanes un précieux appui, militaire ou non. Une politique structurée du partenariat pourrait utilement figurer dans le nouveau concept stratégique, a dit Raynell Andreychuk. Dans l’ensemble, et compte tenu des capacités et de la situation propres à chacun des Alliés, il faut s’attendre à des différences, a-t-elle ajouté : « Les divergences entre nos priorités respectives ne me dérangent pas ; l’important est que nous puissions les surmonter. » Le projet de rapport général, intitulé La cohésion de l’Alliance, a été examiné par la Commission politique. Les amendements de la session de printemps y seront incorporés et une nouvelle version sera présentée à la session d’automne, qui se tiendra en novembre à Varsovie. La session de printemps de l’Assemblée s’est tenue à Riga du 28 mai au 1er juin. Elle a réuni quelque 340 délégués des pays membres et associés. Accéder auprogramme complet de la session
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