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Varsovie, 16 novembre 2010 - LES MARINES OCCIDENTALES POURRAIENT FAIRE DAVANTAGE POUR LUTTER CONTRE LA PIRATERIE EN SOMALIE, DECLARE UN EXPERT

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La piraterie prélevant un tribut annuel de plusieurs dizaines de millions de dollars dans le Golfe d’Aden, des experts en matière de développement et de sécurité étudient les questions complexes qui sont à l’origine du problème en Somalie. Selon M. EJ Hogendoorn, une plus grande connaissance du contexte politique dont est issue la piraterie serait utile à la communauté internationale, laquelle pourrait davantage appuyer les efforts que déploie la région pour résoudre le problème sur terre.

Se contenter de faire des patrouilles en mer et d’escorter des cargos ne suffit pas, a déclaré l’expert d’International Crisis Group, spécialiste de la Corne de l’Afrique. « L’Opération Atalanta a déjà trois ans et, franchement, le résultat est quasiment nul ». La mission maritime « n’a pas diminué le nombre d’actes de piraterie, elle a juste augmenté le nombre d’attaques déjouées », a-t-il précisé.

La communauté internationale, dont l’OTAN, pourrait inciter les autorités au Puntland, la partie orientale du pays où sont basés la plupart des pirates, à prendre des mesures contre les pirates dans leurs bases terrestres, a-t-il déclaré à la 56e Session de l’Assemblée parlementaire de l’OTAN, réunie à Varsovie du 12 au 16 novembre.

On pourrait, dans un premier temps, leur offrir une assistance pratique dans la zone sur laquelle ces autorités exercent un contrôle politique, notamment une formation accrue des forces locales. Les efforts déployés actuellement par l’Union européenne portent de manière excessive sur les forces centralisées, a-t-il dit. En améliorant l’administration et la sécurité dans l’ensemble de la zone, ses autorités seraient directement intéressées à mettre fin à la piraterie pour préserver la stabilité.  

Comparativement, la zone relativement stable du Somaliland, dans l’ouest du pays, est moins touchée par la piraterie, a declaré M. Hogendoorn, les autorités ayant compris qu’il était de leur intérêt de faire respecter avec fermeté l’Etat de droit pour préserver le soutien international. On pourrait faire de même pour la région orientale du Puntland où règne actuellement la plus grande instabilité, a-t-il déclaré.

En outre, appliquer plus rigoureusement l’embargo sur les armes, décrété en 1992 par les Nations unies, dans le port oriental de Kismayo, priverait d’armes et de fonds les groupes terroristes qui contrôlent la zone, a précisé M. Hogendoorn. Ce qui réorienterait le commerce en direction du nord, vers des ports de zones plus sûres, contribuant de ce fait à stabiliser cette partie du pays, a-t-il ajouté.

La communauté internationale pourrait envisager d’utiliser des navires déployés de l’UE et de l’OTAN pour intercepter et fouiller les bateaux qui s’approchent du port, actuellement sous le contrôle de Al-Shabaab, un groupe extrémiste ayant des liens avec Al-Qaïda. « Mais c’est la volonté politique qui manque »   pour étendre la mission de l’Alliance, a-t-il indiqué, sans parler des obstacles juridiques auxquels se heurterait une telle initiative.

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