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AccueilSALLE DE PRESSE2010Varsovie, 16 novembre 2010 - L’AFGHANISTAN ET LES RELATIONS AVEC LA RUSSIE AU CENTRE DES DEBATS DU DERNIER JOUR DE LA SESSION ANNUELLE DE L’ASSEMBLEE PARLEMENTAIRE DE L’OTAN

Varsovie, 16 novembre 2010 - L’AFGHANISTAN ET LES RELATIONS AVEC LA RUSSIE AU CENTRE DES DEBATS DU DERNIER JOUR DE LA SESSION ANNUELLE DE L’ASSEMBLEE PARLEMENTAIRE DE L’OTAN

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La 56ème Session annuelle de l’Assemblée parlementaire de l’OTAN à Varsovie s’est achevée mardi. Les responsables gouvernementaux et les délégués ont consacré cette dernière journée à l’examen de la situation en Afghanistan et à un échange de vues sur les nouvelles modalités de développement des relations au-delà du cadre de l’Alliance.

Les relations avec la Russie revêtent une “importance particulière” et “devraient être étoffées de manière constructive et équilibrée,” a déclaré Grzegorz Schetyna, Président de la Diète polonaise (Sejm).

Plus tôt durant la Session, les membres de la Commission de la défense et de la sécurité et de la Commission des sciences et  technologies avaient discuté des opportunités d’amélioration de la coopération avec la Russie à propos de la stratégie des armements nucléaires et de la mise en oeuvre d’un système de défense antimissile.  

Même si les progrès enregistrés en Afghanistan vont dans la bonne direction, ils sont plus lents qu’on pourrait le souhaiter. Les membres de la Commission sur la dimension civile de la sécurité ont exprimé leur inquiétude quant aux résultats définitifs  des élections d’octobre, qui n’ont   toujours pas été officiellement publiés. Sven Mikser, auteur du rapport “Préparer les forces de sécurité afghanes à la transition”  de la Commission de la défense et de la sécurité, a rappelé aux participants qu’il était essentiel que l’administration de Kaboul soit perçue comme légitime. 

Il est tout aussi   crucial de continuer à examiner les avancées vers la démocratisation, afin de s’assurer que ces progrès ne sont pas simplement ‘cosmétiques’, a déclaré l’Ambassadeur slovène Janez Lenarcic, Directeur du Bureau pour les institutions démocratiques et les droits de l’homme de l’OSCE (OSCE/BIDDH)   dans son allocution en séance plénière. Il s’est réjoui de la coopération avec l’Assemblée parlementaire de l’OTAN dans le cadre de l’observation des élections et a invité l’Assemblée à rejoindre la “liste déjà impressionnante” des organisations qui ont avalisé la résolution adoptée en mars dernier par l’Assemblée générale des Nations Unies sur le renforcement du rôle des Nations Unies dans la consolidation d’élections régulières et authentiques et la promotion de la démocratisation (‘Strengthening the role of the UN in enhancing periodic and genuine elections and the promotion of democratization’).

Les membres ont par ailleurs unanimement reconnu que l’expansion de l’Alliance devait se poursuivre, comme il se doit. “La porte de l’Alliance devrait rester ouverte aux pays démocratiques qui peuvent et qui veulent souscrire aux engagements qu’implique une adhésion,” a déclaré M. Schetyna.  Lors de précédentes réunions de la Commission, les membres avaient rappelé que la Géorgie et l’Ukraine sont toujours candidates, mais que leurs procédures d’adhésion ne sont pas liées et font l’objet d’évaluations distinctes, sur la base de leurs mérites respectifs.

Les mesures d’austérité actuelles engendrent également diverses préoccupations quant aux budgets militaires des Alliés, confrontés aux “pires conditions économiques depuis la Seconde  Guerre Mondiale,” comme l’a rappelé le Secrétaire général de l’OTAN, Anders Fogh Rasmussen, dans son exposé en séance plénière. Le budget de la défense de la Pologne reste fixé à 1,95 pour cent du produit intérieur brut depuis l’adhésion de ce pays à l’Alliance, a rappelé M. Schetyna, mais les membres de la Commission de l’économie et de la sécurité ont déjà exprimé leur inquiétude précédemment face à certains états membres qui risquent de ne pas pouvoir assumer leur part du budget. Dans de telles circonstances, il est capital de « réduire le superflu »,  mais « d’investir dans l’essentiel » tel que “des forces flexibles et faciles à déployer”, sans oublier la défense antimissile, a ajouté M. Rasmussen.

M. Schetyna a également mis en exergue l’importance d’une “nouvelle évolution dans les relations OTAN-UE, qui devraient acquérir une nature stratégique”.   Le nouveau Concept stratégique de l’Alliance, révélé à Lisbonne les 19 et 20 novembre, et l’entrée en vigueur du Traité de Lisbonne de l’Union européenne « permettront » de resserrer la coopération, a-t-il indiqué. Appelée à assumer la présidence de l’UE durant le second semestre 2011, la Pologne “relèvera sans aucun doute ce défi” malgré les tensions qui persistent entre la Grèce et la Turquie à propos de Chypre et continuent d’entraver la coopération sur le plan de la sécurité.  Un Groupe de Haut Niveau “pourrait accueillir le débat” sur la question, a déclaré le chef de la délégation polonaise Jadwiga Zakrzewska, du parti de la Plate-forme civique.

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