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Rapports de mission
2003
27 ET 28 OCTOBRE 2003 - VISITE DU PRESIDENT DE L'ASSEMBLEE PARLEMENTAIRE DE L'OTAN AU CANADA
27 ET 28 OCTOBRE 2003 - VISITE DU PRESIDENT DE L'ASSEMBLEE PARLEMENTAIRE DE L'OTAN AU CANADA
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Le Président de l'Assemblée parlementaire de l'OTAN, le membre du Congrès Doug Bereuter, en visite officielle au Canada à l'invitation de Peter Milliken, président de la Chambre des communes, et de Dan Hays, président du Sénat, a été accueilli par le chef de la délégation canadienne à l'Assemblée, David Price. Il était accompagné par trois membres américains de premier plan de l'Assemblée : le Vice-président, le membre du Congrès John Tanner, le président de la Commission de la défense et de la sécurité, le membre du Congrès Joel Hefley, et le président de la Commission de l'économie et de la sécurité, le membre du Congrès Paul Gillmor, ainsi que par son conseiller politique principal pour les relations transatlantiques, John Lis, et par le Secrétaire général de l'Assemblée, Simon Lunn. Les membres du groupe ont rencontré les présidents des deux chambres, des membres du Comité du Sénat sur la sécurité nationale et la défense et du Comité permanent de la Chambre des communes sur la défense nationale, le ministre des Affaires étrangères, le Solliciteur général et des hauts fonctionnaires des départements de la défense et des affaires étrangères, et du service canadien du renseignement et de la sécurité. Le dialogue avec les responsables canadiens et les parlementaires a fait la preuve qu'en dépit des désaccords récents entre le Canada et les Etats-Unis sur l'Irak, les liens d'amitié entre les deux pays demeurent solides. Si ces deux pays ont beaucoup de choses en commun, les différences tant de taille que historiques et culturelles sont constamment inscrites à l'ordre du jour. Cela étant, ces mêmes éléments constituent un socle de valeurs communes et une communauté d'intérêts qui font que les désaccords sont réglés dans le cadre de liens de partenariat et de coopération. Les Etats-Unis et le Canada partagent les mêmes inquiétudes à propos de l'OTAN et de sa transformation actuelle. Les deux pays préconisent que l'Alliance acquière une dimension plus internationale, comme en témoigne la décision récente de prendre la responsabilité de l'ISAF en Afghanistan. Ayant fermement milité pour que l'OTAN joue un rôle en Afghanistan, le Canada y consacre les moyens nécessaires en envoyant 1 700 soldats à Kaboul et 300 hommes de soutien dans le Golfe. La participation canadienne au déploiement d'équipes de reconstruction régionale (PRT) fait actuellement l'objet de discussions. Aucun accord ne s'est fait jour jusqu'à présent au sein de l'Alliance sur le rôle que ces PRT joueront et comment ils seront formés. Elles nécessiteront peut-être un nombre de troupes important au cas où les conditions de sécurité se détériorent, notamment dans les zones où elles opèrent. Simultanément aux responsabilités que le Canada assume dans les Balkans et ailleurs, cet engagement qui est lourd utilisera de façon intensive les forces armées canadiennes. Ces missions, a-t-il été précisé, sont bien vues de l'opinion publique canadienne et on peut penser que le soutien du public pour les forces armées et le rôle qu'elles jouent à l'heure actuelle pourraient se traduire par des ressources accrues pour la défense. Selon les critères "d'employabilité" que le Secrétaire général de l'OTAN, Lord Robertson, attribue aux forces armées collectives de l'Alliance, le Canada est bien placé. La situation actuelle des relations entre l'OTAN et l'Union européenne préoccupe tout autant les Etats-Unis que le Canada. Plusieurs aspects de la PESD en formation sont jugés particulièrement inquiétants : la clause de sécurité mutuelle qui figure dans le projet de Constitution préparé sous la direction de Valéry Giscard d'Estaing ; la proposition de quatre membres de l'UE d'établir un quartier général opérationnel ; et la réticence de l'UE à faire en sorte que les contributeurs externes prennent davantage part à la prise de décision sur les questions de défense ; cette réticence ne cadre pas, tant en théorie qu'en pratique, avec ce que l'OTAN entend par coopération entre les deux institutions. Aussi bien l'Opération Concordia, menée par l'Union européenne avec l'assistance de l'OTAN dans l'ex-République yougoslave de Macédoine*, que l'Opération Artémis, une opération autonome de l'UE menée au Congo sous la direction de la France - pour laquelle le Canada a fourni une aide stratégique en matière de transport aérien - ont été saluées comme de véritables réussites. Or, l'une comme l'autre mettent en évidence que des détails importants restent à résoudre si l'on veut que la relation UE-OTAN donne toute sa mesure. Ainsi, le partage des coûts dans le cadre des opérations "Berlin plus" reste à préciser. Il a été généralement admis que le "projet" européen d'une union renforcée est désormais bien avancé. Des efforts accrus en matière de défense de la part des Européens sont nécessaires et demeurent bienvenus. Toutefois, ces efforts doivent se traduire par davantage de capacités et non davantage de structures et ne doivent en aucun cas se faire aux dépens des capacités de l'OTAN. Une série de questions bilatérales Etats-Unis-Canada ont également été discutées. Notamment la question de la sécurité de la patrie et la nécessité de renforcer les contrôles aux frontières étant donné les nouvelles conditions de sécurité qui résultent des attaques du 11 septembre ; la coopération actuelle dans le cadre de NORAD, lequel, de l'avis général, fait partie intégrante de la défense mutuelle des deux pays ; la question s'y rapportant des plans américains de défense contre les missiles balistiques à propos desquels la participation canadienne fait l'objet de discussions importantes ; et les derniers événements liés au nucléaire tant en Corée du Nord qu'en Iran. Un autre domaine où des divergences persistantes sont de nouveau apparues est la condition de l'exercice du mandat des Nations unies. Les membres du Congrès ont une nouvelle fois exprimé leur gratitude et ont remercié les Canadiens pour l'aide et l'hospitalité dont ils ont fait preuve envers les nombreux Américains que les attaques du 11 septembre ont durement éprouvés. Cette période dramatique a parfaitement illustré les liens étroits et indéfectibles qui existent entre les deux pays. LISTE DES DÉLÉGUÉS AP-OTAN Douglas Bereuter Président John Tanner Vice-président Joel Hefley Président de la Commission de la défense et de la sécurité Paul E. Gillmor Président de la Commission de l'économie et de la sécurité Simon Lunn Secrétaire général John Lis Conseiller politique principal pour les relations transatlantiques, Commission des relations internationales de la Chambre des représentants des Etats-Unis Escortes militaires Colonel Tom Shubert Capitaine Pualani Zuniga Responsables canadiens Dan Hays Président du Sénat Peter Milliken Président de la Chambre des communes David Price Chef de la délégation canadienne auprès de l'AP-OTAN Jill Anne Joseph Secrétaire et coordinateur de la visite, délégation canadienne auprès de l'AP-OTAN Karen Thriepland Responsable du soutien logistique, Echanges parlementaires Astrid Ratzel Fonctionnaire du protocole, Echanges parlementaires PROGRAMME Dimanche 26 octobre 2003 15h15 Arrivée de Doug Bereuter et de la délégation 17h00 Séance d'information de la délégation par l'ambassade américaine 19h30 Dîner informel pour toute la délégation offert par David Price, chef de la délégation canadienne auprès de l'AP-OTAN, au restaurant Courtyard Lundi 27 octobre 2003 9h15 à 10h45 Séance d'information sur les questions bilatérales et les questions OTAN-Canada : ministère des Affaires étrangères et du Commerce international (MAECI) : Paul Chaplin, directeur général, Bureau de sécurité internationale Jon Allen, directeur général, Bureau Amérique du Nord ministère de la Défense nationale (MDN) : Daniel Bon, directeur général, Direction de la planification des politiques Amiral Andrew Robertson, directeur général, Politique de sécurité internationale 11h00 à 11h30 Entretien avec Don Newman, Rédacteur en chef parlementaire, CBC Newsworld 11h30 à 12h00 Visite de courtoisie auprès de Peter Milliken, député, président de la Chambre des communes 12h00 Déjeuner offert par la Présidence de l'Association parlementaire canadienne de l'OTAN, Restaurant parlementaire, Edifice du Centre, Salle 602 14h15 à 15h15 Visite à la Chambre des communes pour la séance de questions-réponses (reconnaissance officielle par le président) 15h25 à 15h55 Visite de courtoisie auprès de Wayne Easter, Solliciteur général du Canada 16h00 à 16h30 Visite de courtoisie auprès de Bill Graham, ministre canadien des Affaires étrangères 16h30 à 17h30 Réunion avec des responsables du CSIS Jack Hooper, directeur adjoint, Opérations Bob Gordon, directeur adjoint, secteur privé Jean-Claude Boton, directeur général des visites et des relations extérieures 18h30 Dîner offert par Peter Milliken, président de la Chambre des communes, et discussions avec John McCallum, ministre de la Défense nationale Mardi 28 octobre 2003 8h00 à 10h00 Petit-déjeuner de travail offert par le Comité permanent du Sénat sur la sécurité nationale et la défense 10h00 à 11h00 Table ronde (à huis clos) avec le Comité permanent de la Chambre des communes sur la sécurité nationale et la défense 11h15 à 11h45 Visite de courtoisie auprès de Dan Hays, président du Sénat 11h45 à 13h30 Déjeuner offert par Dan Hays, président du Sénat ____________________ * La Turquie reconnaît la République de Macédoine sous son nom constitutionnel. |
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