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16 novembre 2008 - DES INTERETS CONVERGENTS OFFRENT DES POSSIBILITES DE COOPERATION ENTRE L’OTAN ET L’AFRICOM [Communiqué de presse]

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Un haut responsable militaire américain a présenté le nouveau Commandement des forces des Etats-Unis en Afrique (AFRICOM) aux parlementaires assistant à la 54e session annuelle de l’Assemblée parlementaire de l’OTAN (AP-OTAN), qui se tient à Valence (Espagne) du 14 au 18 novembre. S’adressant le 16 novembre devant la Commission de la défense et de la sécurité, le contre-amiral James M. Hart, directeur adjoint pour la stratégie et les plans de l’AFRICOM – dont le quartier général se trouve à Stuttgart (Allemagne) et qui est opérationnel depuis le 1er octobre –, a envisagé la possibilité d’une coopération avec l’OTAN.

Le contre-amiral Hart a lu l’énoncé de la mission de l’AFRICOM, à savoir : « mener, en collaboration avec d’autres agences gouvernementales américaines et des partenaires internationaux, des engagements sécuritaires prolongés par le biais de programmes « militaires à militaires », d’activités organisées par des militaires et d’autres opérations militaires sur instruction, pour créer en Afrique un environnement stable et sûr, en soutien de la politique étrangère des Etats-Unis ». Il a indiqué que l’objectif du nouveau commandement était de réduire les conflits, d’améliorer la sécurité, de combattre les mouvements extrémistes violents et d’apporter un soutien à la gestion de crise. Des équipes de taille réduite sont chargées de renforcer la capacité sécuritaire des forces terrestres et maritimes des partenaires africains, de promouvoir les relations stratégiques et de mener des activités civilo-militaires (CIMIC).

Le contre-amiral Hart a cité des exemples des activités de l’AFRICOM :

  • un groupe de forces interarmées multinationales de 2 000 hommes – comprenant des soldats britanniques et français déployés à Djibouti depuis 2002 –, qui fournit un entraînement purement militaire et un soutien CIMIC pour l’infrastructure locale ;
  • un entraînement avancé des Forces de défense populaires de l’Ouganda ;
  • le programme « Africa Partnership Station » (APS), dont le but est d’améliorer la sécurité maritime des pays d’Afrique de l’Ouest pour la période d’octobre 2007 à avril 2008, et pour six mois supplémentaires en 2009 ;
  • le programme « Africa Contingency Operations Training and Assistance » (ACOTA), qui a formé et équipé 10 000 soldats de la paix africains depuis 1997 ;
  • le programme « Africa Deployment Assistance Phased Training » (ADAPT), destiné à améliorer la projection de forces africaines en mettant l’accent sur la logistique, les transports ainsi que les fonctions de commandement et de contrôle.  

Le contre-amiral Hart a souligné que bien qu’elle n’ait pas à proprement parler de relations avec l’AFRICOM, l’OTAN a déjà coopéré avec le Commandement des forces des Etats-Unis en Europe dans le cadre de l’appui en matière de transport aérien apporté aux soldats de la paix de l’Union africaine en 2004-2007 et à l’Africa Clearinghouse depuis 2006, de la patrouille maritime effectuée autour de l’Afrique par le Groupe maritime de l’OTAN en 2007, et de l’exercice « Steadfast Jaguar » mené par la Force de réaction de l’OTAN au Cap-Vert en 2006. Il a cependant considéré qu’il existait des « intérêts convergents » entre l’OTAN et l’AFRICOM en ce qui concerne le Dialogue méditerranéen de l’Alliance, la sécurité maritime ainsi que le soutien et le renforcement des capacités de l’Union africaine et de la Force africaine en attente.

 

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