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AccueilSALLE DE PRESSE2011Bucarest, le 8 octobre 2011 – LES PARLEMENTAIRES DE L’OTAN INSISTENT SUR LA NECESSITE D’INSTAURER UN DIALOGUE REGIONAL POUR RESOUDRE LA SITUATION EN AFGHANISTAN

Bucarest, le 8 octobre 2011 – LES PARLEMENTAIRES DE L’OTAN INSISTENT SUR LA NECESSITE D’INSTAURER UN DIALOGUE REGIONAL POUR RESOUDRE LA SITUATION EN AFGHANISTAN

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Les membres de l’Assemblée parlementaire de l’OTAN ont déclaré samedi que lorsque l’Alliance amorcera à compter de 2014 le retrait de sa mission militaire de première ligne en Afghanistan, elle devra, pour maintenir son engagement envers ce pays, resserrer ses liens avec les pays voisins afin d’instaurer une base de stabilité plus large dans la région.

« Un effort portant uniquement sur l’Afghanistan ne suffira pas », a déclaré le législateur danois John Dyrby Paulsen. « Nous devons au contraire instaurer un dialogue avec l’ensemble de la région pour démontrer que notre engagement et nos intentions sont durables et concernent l’avenir ».

Le thème de l’Afghanistan a dominé les travaux de la deuxième journée de la Session annuelle de l’Assemblée parlementaire, au cours de laquelle plusieurs législateurs ont souligné combien il importe de maintenir l’engagement de l’OTAN dans ce pays après 2014.

 M. Paulsen a présenté à la Commission politique de l’Assemblée un rapport sur le contexte régional.

 « En tant qu’alliance, nous devons veiller à ne pas commettre les mêmes erreurs qu’au début des années 90, en nous désengageant prématurément de la région », a-t-il insisté. « Nous devons réussir à projeter une vision solide de sécurité et de stabilité pour l’Afghanistan… Il nous faut démontrer au peuple afghan, avec clarté et sans ambiguïté, notre détermination à aider à la gouvernance, au développement et aux réformes en Afghanistan.»

Il est prévu que l’Assemblée, qui réunit plus de 250 parlementaires provenant de 28 pays de l’OTAN, adoptera lundi une déclaration invitant instamment les gouvernements des pays alliés à maintenir l’assistance internationale au-delà de 2014 et à renforcer le dialogue politique avec les pays voisins de l’Afghanistan, notamment le Pakistan.

Les difficultés ont été mises en exergue par la vivacité d’un échange entre des législateurs afghans et pakistanais invités à assister à la session. Le chef de la délégation afghane, Khalid Pashtoon, a accusé le Pakistan d’offrir un sanctuaire aux Talibans. « Ce n’est pas une chose que les Pakistanais peuvent nier, tout le monde le sait. Pour l’amour du ciel, essayez donc, pendant un mois, d’arrêter votre ingérence dans les affaires de l’Afghanistan et vous verrez que la sécurité reviendra, je vous le garantis », a-t-il déclaré.

Nawabzada Malik Amad Khan, député à l’Assemblée nationale du Pakistan, a répliqué que les efforts déployés par son pays pour combattre les Talibans sont passés en grande partie inaperçus, même si la lutte contre les militants lui a coûté 35 000 morts.

 « Il faudrait accorder aux préoccupations du Pakistan l’attention qu’elles méritent, et cela vaut aussi pour les sacrifices que nous consentons. Cela nous faciliterait la tâche », a déclaré M. Amad Khan à la Commission. Il a ajouté que l’OTAN peut jouer un rôle utile en renforçant les contrôles effectués par ses troupes du côté afghan de la frontière, et en interrompant les flux de financement provenant des réseaux de militants basés en Europe et en Amérique du Nord, qui, selon lui, alimentent l’insurrection. .

Pour Sultan Barakat, directeur de l’Unité de redressement et de développement post-conflit de l’Université York, la priorité absolue pour l’Afghanistan doit être l’obtention d’un règlement régional impliquant aussi bien le Pakistan que l’Iran.

M. Barakat a présenté à la Commission de l’économie et de la sécurité de l’Assemblée une analyse approfondie des besoins les plus urgents de l’Afghanistan, qui incluent notamment le renforcement de l’Etat de droit, les réformes politiques, un programme de développement économique favorisant les Afghans les plus démunis, et le lancement d’un processus de paix et de réconciliation efficace.

Il a brossé un tableau mitigé de la situation du pays, dix ans après l’invasion dirigée par les Américains qui a renversé le gouvernement des Talibans en 2001, en faisant état de nombreux succès « dont on peut être fier » dans les domaines de la santé, de l’éducation et du développement économique, mais aussi d’une dégradation de la gouvernance et d’une crise de la sécurité.

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