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16 novembre 2005 - CLOTURE DE LA SESSION ANNUELLE DE L'ASSEMBLEE PARLEMENTAIRE DE L'OTAN [COMMUNIQUE DE PRESSE]

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L'Assemblée parlementaire de l'OTAN a clos hier la session annuelle qu'elle tenait à Copenhague et à laquelle participaient plus de trois cents législateurs des vingt-six pays membres de l'OTAN, ainsi que plusieurs représentants de pays dotés d'un statut de membre associé ou d'observateur.

Les débats menés pendant la session ont porté sur un certain nombre de sujets d'actualité et de crises, depuis la situation au Bélarus - où l'Assemblée soutient l'opposition démocratique - jusqu'à l'émergence de la Chine en tant que grande puissance ; ils ont ainsi mis en évidence l'étendue des activités que l'Alliance et son bras parlementaire mènent dans le monde de l'après-Guerre froide.

Les orateurs ont souligné que l'Alliance était un forum réellement transatlantique réunissant Européens et Nord-Américains et qu'elle était appelée, du fait de sa position unique sur la scène internationale, à jouer un rôle politique de plus en plus important dans les affaires de la planète, comme l'ont attesté ses interventions humanitaires après le passage de l'ouragan Katrina et le tremblement de terre au Pakistan.

Le Premier ministre de Turquie, M. Recep Tayyip Erdogan, et le secrétaire général de l'OTAN, M. Jaap de Hoop Scheffer, ont pris la parole durant la séance plénière de la session, qui a eu lieu mardi ;  le second a fait une description enlevée des tâches actuelles de l'Alliance dans les Balkans et en Afghanistan.

" Voilà une alliance qui ne chôme pas ", a-t-il dit, rejoint en cela par le Premier ministre du Danemark, M. Anders Fogh Rasmussen.
 
M. Erdogan, qui s'emploie à l'aboutissement de la candidature d'Ankara auprès de l'Union européenne, a fait valoir que son pays était un membre de longue date de l'OTAN et de l'Assemblée, où sa délégation déploie une grande énergie. Il s'est notamment engagé au nom de la Turquie à contribuer à la lutte mondiale contre le terrorisme.

" Dans ce domaine, une coopération sans réserve est essentielle, et il reste beaucoup à faire ", a-t-il déclaré. " La Turquie maintiendra et intensifiera sa coopération avec l'Assemblée parlementaire de l'OTAN ", a-t-il ajouté.

Présentant le bilan de la première moitié de son mandat, le président de l'Assemblée, M. Pierre Lellouche, a déclaré que l'institution avait connu une année particulièrement chargée et s'était occupée plus spécifiquement de la " revitalisation du lien transatlantique ", qui avait souffert des différends survenus autour de la guerre en Irak.

" Notre Assemblée a organisé, en plus de ses sessions plénières, des réunions de la Commission permanente, des séminaires d'information et du Forum transatlantique, pas moins de quarante visites de ses commissions, c'est-à-dire pratiquement une visite par semaine ouvrable ", a précisé M. Lellouche.

Il a fait observer que, pendant la même période, l'Assemblée avait préparé quinze rapports sur des sujets extrêmement variés allant du développement économique de la Chine à la situation au Proche-Orient, en passant par la sécurité dans le Caucase du Sud.

" Il y a quelques semaines à peine, j'ai eu (…) l'occasion de rencontrer le président de la Chambre des représentants, M. Dennis Hastert, pour évoquer avec lui les modalités d'une participation accrue des Congressmen américains à nos travaux, non seulement à nos réunions plénières et à celles de la Commission permanente, mais aussi aux activités de nos commissions ", a indiqué par ailleurs M. Lellouche à ses collègues parlementaires.

Le président de l'Assemblée a rappelé que cette dernière œuvrait au rayonnement des valeurs démocratiques en Azerbaïdjan, en Ukraine et au Bélarus, qu'elle entretenait un dialogue de plus en plus ouvert avec les pays de la Méditerranée et du monde arabo-musulman et qu'elle avait fait part de sa préoccupation au sujet de la Mauritanie, où un coup d'Etat s'était produit quelques mois auparavant.

" Il est significatif de noter que nous comptons aujourd'hui pas moins de quatre assemblées parlementaires arabes associées à notre assemblée, à côté de la Knesset ", a-t-il dit, avant de poursuivre : " Reste que nous aurions tort de nous endormir sur nos lauriers passés. "


Autres temps forts de la session

Bélarus - L'Assemblée a décidé de soutenir les forces de l'opposition au régime du président Alexandre Loukachenko. Des personnalités issues de cette opposition se sont exprimées durant la séance plénière et l'Assemblée a proposé de surveiller l'élection présidentielle de juillet 2006.

Géorgie - L'Assemblée a annoncé qu'elle suivrait de près le retrait des troupes russes de leurs bases géorgiennes, une démarche qui, selon elle, contribuera grandement à la sécurité et à la stabilité du Caucase du Sud.

Ukraine - L'Assemblée a indiqué que l'une des priorités de l'Alliance était d'aider ce pays à éliminer de dangereux stocks d'armes et de munitions excédentaires datant de la Guerre froide.

Azerbaïdjan - L'Assemblée a rappelé que les élections législatives qui se sont tenues dans ce pays le 6 novembre dernier (et dont le déroulement a été surveillé par plusieurs de ses membres, aux côtés d'observateurs de l'OSCE et du Conseil de l'Europe) n'étaient pas conformes aux normes démocratiques internationales. Quelques signes positifs ont certes été enregistrés au cours du processus, mais de graves irrégularités ont été constatées.

Autre question à avoir fait l'objet d'un débat animé : la réforme interne de l'Assemblée. Un groupe spécial sera créé, qui aura pour tâche de mener au cours des prochains mois une étude sur la réforme à laquelle doit se soumettre l'institution pour s'adapter aux défis du XXIe siècle dans le domaine de la sécurité.

 

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