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26 mai 2007 - SELON UN RESPONSABLE DU DEPARTEMENT DE LA DEFENSE DES ETATS-UNIS, LE DISPOSITIF AMERICAIN DE DEFENSE ANTIMISSILES EN EUROPE COMPLETERA CELUI DE L’OTAN
26 mai 2006 - SELON UN RESPONSABLE DU DEPARTEMENT DE LA DEFENSE DES ETATS-UNIS, LE DISPOSITIF AMERICAIN DE DEFENSE ANTIMISSILES EN EUROPE COMPLETERA CELUI DE L’OTAN
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Ce samedi 26 mai, M. Daniel P. Fata, assistant du vice-secrétaire à la Défense des Etats-Unis, a présenté aux Parlementaires de l’OTAN réunis à Madère les détails des plans américains de déploiement d’un dispositif de défense antimissiles sur le territoire de la Pologne et de la République tchèque. Prenant la parole à une réunion conjointe des Commissions de la défense et de la sécurité et des sciences et des technologies, M. Fata a indiqué que ce dispositif avait une « fonction de dissuasion, de détection et de protection » dans l’éventualité de tirs de missiles en provenance de l’Iran et qu’il « ne menaçait pas la Russie ». |
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L’administration Bush est déterminée à faire en sorte que la défense antimissiles américaine protège les Etats-Unis, certes, mais aussi les amis et les alliés de ces derniers. Elle a préféré mener des négociations bilatérales avec Varsovie et Prague plutôt qu’avec l’ensemble des pays alliés « parce que nous devions agir rapidement : nous ne pouvions attendre une décision de l’OTAN et nous ne voulions être ni l’otage de l’Iran ni la victime d’un chantage de sa part », a précisé M. Fata. A certains parlementaires qui se demandaient si tous les Alliés seraient ainsi protégés, M. Fata a répondu que le dispositif américain défendrait la totalité de la zone de l’OTAN contre les missiles à longue portée et qu’il serait complété par le système de défense anti-missiles de théâtre mis en place par l’Organisation pour parer aux attaques de missiles à courte comme à moyenne portée. Il a ajouté : « Washington devrait entamer prochainement des discussions avec les Alliés sur la manière de doter les deux dispositifs d’une structure commune de commandement et de contrôle. » Intervenant à son tour, Mme Ellen Tauscher, qui siège à la Chambre des représentants des Etats-Unis (Parti démocrate, Californie), a déclaré : « C’est là une question cruciale pour notre Congrès : la défense antimissile américaine doit protéger l’intégralité du territoire de l’OTAN et être parfaitement interopérable avec le système de celle-ci. Nous voulons plus d’éclaircissements sur la façon dont les deux dispositifs peuvent fonctionner ensemble. » L’administration Bush souhaite également déployer, pour compléter le dispositif déployé en Europe, un radar terrestre avancé qui serait situé dans un rayon de 1 000 km autour de l’Iran. M. Dennis Mays, de la Missile Defense Agency – qui a présenté une annexe technique à l’exposé de M. Fata – a nié que les Etats-Unis étaient déjà en pourparlers avec tel ou tel autre Allié. Le Congrès, qui approuve les négociations avec la Pologne et la République tchèque, n’a pas marqué pour l’instant son accord sur l’installation de ce radar. M. Fata a souligné que, depuis deux ans déjà, le département de la Défense tentait d’associer les Russes à ses plans en matière de défense antimissiles et leur avait notamment proposé de visiter des installations en Alaska et en Californie, de partager des informations à ce sujet et de procéder à des essais conjoints. Il a cependant admis l’existence de divergences de vues entre les Américains et les Russes : ainsi, à la question de savoir « dans combien de temps l’Iran serait en mesure de lancer un missile balistique à longue portée, les premiers répondent “cinq ans”, et les seconds, “de dix à douze ans” ». Un spécialiste des missiles du Geneva Centre for Security Policy, M. Waheguru Pal Singh Sidhu, a fait observer : « Il se peut que ces estimations soient erronées : le renseignement n’est pas une science exacte et peut déboucher sur des conclusions fausses, comme on l’a vu à propos de l’Irak. Nous savons très peu de choses sur ce qui se passe en Iran et, pour ma part, j’aimerais suggérer aux Etats-Unis et à la Russie de partager plus d’informations. » Pour M. Sidhu, « des mesures unilatérales ou même bilatérales ne sont guère de nature à traiter efficacement le problème des missiles, contrairement aux démarches régionales, qui semblent plus prometteuses. » La session de printemps de l’Assemblée parlementaire de l’OTAN réunit pendant quatre jours quelque trois cents parlementaires venus des pays membres de l’OTAN, de délégations associées de pays tiers européens, dont l’Ukraine et la Russie, de délégations associées de pays méditerranéens (Algérie, Israël et Jordanie) et de délégations d’observateurs. |
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