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Recommandations de politique générale
2007
RESOLUTION 361 sur LE ROLE ACTUEL DE L’OTAN EN AFGHANISTAN
RESOLUTION 361 sur LE ROLE ACTUEL DE L’OTAN EN AFGHANISTAN
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présentée par la Commission de la défense et de la sécurité |
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L’Assemblée, 1. Réaffirmant l’importance de la mission de l’OTAN en Afghanistan, et sachant que le succès de cette mission est vital pour le bien-être futur du peuple afghan et pour le maintien de la crédibilité de l’OTAN sur la scène internationale ; 2. Soulignant l’importance stratégique de la mission, qui a pour objet de garantir la stabilisation et la reconstruction de l’Afghanistan, et d’empêcher la région de devenir un sanctuaire à l’usage du terrorisme international ou un narco-Etat; 3. Saluant l’excellent travail accompli par les forces de l’OTAN et les forces alliées en Afghanistan, qui opèrent dans des conditions très éprouvantes, et rendant hommage à ceux qui ont perdu la vie dans l’accomplissement de cette mission ; 4. Se félicitant que l’OTAN ait réussi à étendre ses responsabilités à l’ensemble du territoire afghan ; 5. Constatant avec préoccupation la réapparition d’une opposition violente en Afghanistan, ainsi que l’aggravation du problème des stupéfiants, la persistance de la corruption et l’efficacité restreinte du gouvernement central ; 6. Reconnaissant que la Force internationale d’assistance à la sécurité (ISAF) n’a qu’une existence provisoire et que la formation et l’équipement des forces de sécurité nationales afghanes constituent, en dernier ressort, la clef de l’établissement d’une sécurité durable ; 7. Consciente qu’à longue échéance il n’existe pas de solution militaire simple aux problèmes en Afghanistan et qu’une solution politique endogène est absolument essentielle ; 8. Demandant que d’autres organisations internationales, telles les Nations unies et l’Union européenne, assurent une présence plus importante en Afghanistan, et consciente que le rôle de l'OTAN n’est que l’un des éléments nécessaires à la stabilisation du pays ; 9. Reconnaissant qu’il s’agit, par nature, d’une mission de très longue haleine et aux multiples facettes ; 10. Saluant les nouvelles contributions fournies par certains pays membres de l’OTAN, mais incitant l’ensemble des pays membres à partager intégralement les risques et les dépenses inhérents à nos décisions collectives ; 11. Constatant que les commandants de l’OTAN manquent encore des forces et des moyens requis pour exécuter les tâches qui leur sont assignées sur la base de nos décisions collectives, et déplorant que des effectifs et du matériel supplémentaires en quantité suffisante n’aient pu leur être alloués, conformément à leur demande ; 12. Constatant également avec préoccupation que, précisément, l’insuffisance d’effectifs et de matériel peut accroître les risques pour nos troupes comme pour les civils innocents afghans et étrangers ; 13. INVITE INSTAMMENT les gouvernements et les parlements des pays membres de l’Alliance atlantique : a. à réaffirmer leur volonté d’aider le gouvernement afghan à assurer un environnement sûr et stable à sa population ; b. à engager un dialogue politique en vue d’un projet stratégique consensuel pour l’Afghanistan qui pourrait être approuvé lors du Sommet de Bucarest en 2008 ; c. à fournir les effectifs et le matériel supplémentaires dont les commandants militaires alliés estiment avoir besoin pour s’acquitter de la mission que nous leur avons confiée, et d’inclure en priorité, des instructeurs, des hélicoptères et des moyens de renseignement, de surveillance et de reconnaissance ; d. à encourager le partage des « bonnes pratiques et méthodes » entre équipes de reconstruction provinciales, de manière à maximaliser leur efficacité ; e. à réfléchir une fois de plus à la possibilité d’une intervention directe de l’OTAN dans la lutte contre les stupéfiants, pour épauler le gouvernement afghan ; f. à réduire encore la portée des clauses restrictives nationales, qui continuent à empêcher les commandants alliés de planifier et de conduire des opérations avec toute l’efficacité requise ; g. à poursuivre leurs efforts pour réduire les pertes civiles, tout en démentant les nouvelles fausses ou exagérées qui circulent à ce propos ; h. à veiller à ce que des obstacles d’ordre politique à Bruxelles ne viennent compromettre l’exercice d’une coopération sans réserve, nécessaire sur le terrain, entre l’OTAN et d’autres organisations internationales, notamment l’Union européenne ; i. à augmenter le niveau des forces de l’OTAN dans les zones de l’Afghanistan les plus menacées par les insurgés.
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