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SALLE DE PRESSE
2009
19 février 2009 - LES PARTICIPANTS A UN SEMINAIRE DE L’ASSEMBLEE PARLEMENTAIRE DE L’OTAN ET DU DCAF DEMANDENT PLUS DE REALISME DANS LES RELATIONS OTAN-RUSSIE
19 février 2009 - LES PARTICIPANTS A UN SEMINAIRE DE L’ASSEMBLEE PARLEMENTAIRE DE L’OTAN ET DU DCAF DEMANDENT PLUS DE REALISME DANS LES RELATIONS OTAN-RUSSIE
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Le vendredi 13 février 2009, l’Assemblée parlementaire de l’OTAN et le Centre de Genève pour le contrôle démocratique des forces armées (DCAF) ont organisé conjointement un séminaire sur le thème de La Russie, l’Occident et l’avenir de la sécurité euro-atlantique. Les participants à ce séminaire – une centaine de personnalités, parmi lesquelles des responsables gouvernementaux et des experts russes, européens et américains, ainsi que douze parlementaires – se sont penchés sur les relations passées et présentes entre la Russie et l’Occident, de même que sur les scénarios envisageables pour l’avenir et leurs incidences sur la sécurité euro-atlantique. |
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Orateurs et intervenants ont reconnu qu’en dépit de résultats non négligeables, la coopération entre la Russie et les pays occidentaux depuis la fin de la guerre froide avait pâti d’occasions manquées, de malentendus et de perceptions erronées, en particulier à propos de l’élargissement de l’OTAN. La tension a atteint son point culminant avec le conflit russo-géorgien, en août 2008. La Fédération continue à voir dans l’élargissement non seulement une menace pour sa sécurité, mais aussi un moyen de l’empêcher de jouer un rôle effectif dans la sécurité de l’Europe, malgré les mécanismes mis en place dans le contexte de ses relations avec l’OTAN. Des orateurs et participants se sont également inquiétés du fait que le Conseil OTAN-Russie, qui a remplacé le Conseil conjoint permanent en 2002, n’ait peut-être pas atteint complètement son objectif, à savoir servir de véritable forum voué au dialogue politique « à 27 ». Il a été suggéré que, trop souvent, le Conseil a servi comme structure « jetable » destinée à punir le camp d’en face en cas de désaccord sérieux. Se tournant vers l’avenir, les participants au séminaire ont appelé à abandonner l’approche statique des relations Russie-Occident, fondée sur des principes et des engagements de caractère négatif, et appelé de leurs vœux une coopération plus imaginative et recentrée. L’OTAN et Moscou devraient travailler à l’élaboration d’une coopération plus dynamique reposant sur les questions de fond et sur des actions concrètes. La maîtrise des armements et la défense antimissile, la lutte contre le terrorisme, le règlement des conflits et la réaction conjointe aux crises, l’Afghanistan et l’énergie sont autant de domaines dans lesquels une telle coopération pourrait s’instaurer. La coopération autour de ces questions importantes en soi pourrait donner naissance au climat de confiance requis pour aborder les problèmes les plus épineux. Les orateurs sont toutefois demeurés sceptiques quant aux perspectives d’un accord sur les propositions du Président russe, M. Medvedev, concernant une nouvelle architecture de sécurité pour l’Europe. Ils ont suggéré que l’objectif à court terme de ces propositions - mettre un terme à l’élargissement de l’OTAN et à l’application du plan américain de défense antimissiles - pourrait avoir être temporairement atteint. Cependant, ils ont considéré dans l’ensemble que l’objectif à long terme – renoncer à une architecture de la sécurité européenne articulée autour de l’OTAN en faveur d’une bipolarité coopérative qui, selon Moscou, reconnaîtrait à la Russie toute sa place et son rôle dans cette sécurité – est largement irréaliste. Toutefois, les participants ont estimé qu’il pourrait être utile qu’un dialogue s’ouvre entre l’Occident et la Fédération sur ces questions, une façon de rétablir la confiance après les tensions de ces derniers mois. Un résumé des travaux et le texte des interventions disponibles seront mis en ligne sous peu.
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