NATO Parliamentary Assembly
AccueilSALLE DE PRESSE2009 Session à Edimbourg17 Novembre 2009 - « AL-QAIDA CONTINUE A REPRESENTER UNE MENACE SERIEUSE », A DECLARE UN SPECIALISTE DU TERRORISME

17 novembre 2009 -« AL-QAIDA CONTINUE A REPRESENTER UNE MENACE SERIEUSE », A DECLARE UN SPECIALISTE DU TERRORISME

Facebook
Twitter
Delicious
Google Buzz
diggIt
RSS

Al-Qaïda continue à représenter une menace sérieuse pour la sécurité, a déclaré le Professeur Paul Wilkinson, président du comité de consultation du Centre d’Etudes sur le terrorisme et la violence politique (CSTPV), Université St Andrews, s’adressant aux parlementaires des pays membres de l’OTAN.

Prenant la parole lors de la 55e session annuelle de l’Assemblée parlementaire de l’OTAN qui s’est tenue le week-end dernier à Edimbourg, le professeur Wilkinson a informé les membres de la Commission politique qu’al-Qaïda est présente dans le monde entier et a plaidé en faveur d’une stratégie d’ensemble sur plusieurs fronts pour accroître l’efficacité de la lutte contre les attaques terroristes.

M. Wilkinson a précisé qu’al-Qaïda demeure dangereuse, audacieuse et résolue à commettre des actes terroristes dans le monde entier. Outre les Etats en première ligne que sont le Pakistan, l’Afghanistan et l’Irak, la présence d’un réseau actif dans au moins 60 pays est établie. Cela étant, l’organisation pourrait être présente dans pas moins de 90 pays. Ce réseau permet à al-Qaïda de se ressaisir rapidement si elle perd du terrain dans un pays, a-t-il fait valoir.

La nature transnationale des groupes terroristes – ainsi que leur modus operandi – demande une action internationale plus large et plus concertée. Cela dit, certains pays continuent à sous-estimer la menace, a déclaré M. Wilkinson aux membres de la Commission. Au sujet de la situation en Afghanistan, il a déclaré qu’il serait « désastreux » de retirer des troupes du pays car cela permettrait au réseau de s’en servir comme base pour ses activités terroristes internationales. La réussite de l’opération en Afghanistan ne tient pas seulement à l’envoi de troupes mais demande une stratégie globale, a-t-il souligné. Une telle stratégie doit prévoir des mesures d’ordre politique et économique, un dialogue renforcé avec des groupes musulmans modérés, la collecte d’informations et des mesures de contre-prolifération énergiques et de grande envergure pour empêcher l’acquisition d’armes biologiques et nucléaires. « Je crois que nous n’avons pas encore mis au point une stratégie globale mais faute d’y parvenir, nous avons peu de chances de gagner la partie à long terme » a-t-il conclu.

 

 

Partager