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2010
11 novembre 2010 - EXAMEN DE LA SITUATION EXPLOSIVE AU SOUDAN LORS DE LA PREMIERE VISITE DE L’ASSEMBLEE EN ETHIOPIE
11 novembre 2010 - EXAMEN DE LA SITUATION EXPLOSIVE AU SOUDAN LORS DE LA PREMIERE VISITE DE L’ASSEMBLEE EN ETHIOPIE
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Du 25 au 29 octobre dernier, les membres de la Sous-commission sur les relations économiques transatlantiques de l’Assemblée parlementaire de l’OTAN se sont rendus en Ethiopie, avec le soutien de la Banque mondiale. L’objectif de cette visite – la première de l’AP-OTAN dans ce pays – était de se rendre compte des effets de la crise économique mondiale sur l’Ethiopie et de sa politique en matière de développement, mais aussi de discuter des défis considérables auxquels est confrontée cette région de l’Afrique dans le domaine de la sécurité, notamment la situation très tendue au Soudan. |
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Les activités ont commencé par une visite de terrain à Tigray, afin de discuter d’un programme visant à accroître la sécurité alimentaire d’une partie de la population éthiopienne la plus vulnérable et à adopter à cet égard une démarche de développement plus proactive, qui ne soit pas fondée simplement sur l’aide humanitaire. Ce programme, intitulé The Productive Safety Net, a été mis au point avec l’aide de la Banque mondiale. L’idée est qu’au lieu d’utiliser des dispositifs conçus pour distribuer de la nourriture chaque fois que sévit une famine, l’on travaille en collaboration étroite avec la population des zones concernées, de manière à s’attaquer aux causes de la famine telles que la dégradation des sols, les sécheresses récurrentes, les pressions démographiques, les pratiques d’agriculture de subsistance et le chômage. La délégation a pu observer comment le gouvernement éthiopien et les responsables locaux mettent en œuvre ce programme, avec le soutien très important de la Banque mondiale et des pays donateurs. Les membres de la population les plus vulnérables sont rémunérés pour réhabiliter les zones montagneuses laissées à nu, stabiliser les sols pour éviter qu’ils soient profondément ravinés lors de la saison des pluies, adopter de nouvelles techniques de culture, renforcer la formation agricole, développer les techniques essentielles de préservation et de collecte de l’eau et fournir des systèmes de protection sociale afin que les familles ne soient pas tentées de revendre leurs biens de production (vaches, charrues) lorsque les conditions deviennent difficiles. Les membres de la Sous-commission ont pu constater que lorsque les stratégies de développement font participer la population et sont bien conçues, coordonnées et financées correctement, elles peuvent apporter de grands changements dans la vie des habitants de régions tout entières, au sein d’un pays fragilisé. Selon le président de la Sous-commission, John Sewel, l’amélioration de la sécurité alimentaire et humanitaire a un effet bénéfique direct sur la stabilité stratégique. Comme il l’a indiqué, ce type d’approche est essentiel pour servir les intérêts des pays alliés en matière de sécurité. La situation politique en Ethiopie a également été examinée. Selon certains analystes rencontrés par la délégation, la gouvernance du pays est compacte, cohérente et efficace – davantage d’ailleurs que dans de nombreux autres pays africains. Cela étant, la volonté de supprimer la dissidence, les soupçons bien ancrés de marchés privés et la pression exercée pour qu’il y ait un contrôle des processus économiques génèrent à long terme de véritables vulnérabilités. Les délégués ont également abordé la question de la situation préoccupante de la région en matière de sécurité. L’Ethiopie est une puissance particulièrement influente dans une région qui est l’une des plus dangereuses, des plus complexes et des plus instables du monde. A l’est, la Somalie est un Etat failli qui doit faire face à la menace d’une rébellion islamiste affiliée à Al-Qaida. La piraterie est un autre problème de taille, d’autant qu’il semblerait qu’il existe des liens entre certains pirates et Al-Shebab. Cette milice, dont plusieurs factions se livrent des combats dans la capitale somalienne, est alimentée en fonds et en armes par l’Erythrée ainsi que par certains groupes arabes et islamistes. Les parlementaires éthiopiens et les représentants des gouvernements occidentaux présents à Addis-Abeba ont fait part à la délégation de leur profonde inquiétude concernant la situation au Soudan. L’hypothèse la plus probable semble être que le sud du pays va en fait se prononcer en faveur de l’indépendance lors du référendum qui aura lieu en janvier prochain. Une action diplomatique concertée est en cours pour encourager les dirigeants du nord du pays à accepter les résultats de ce référendum. Toutefois, les deux camps semblent s’attendre à une flambée de violence. Enfin, la délégation s’est entretenue avec le Secrétaire général de l’Union africaine, Jean Ping, qui a appelé l’attention sur les travaux de son organisation dans le domaine du rétablissement et du maintien de la paix. M. Ping a réaffirmé la vive opposition de l’Union africaine à l’égard d’Al-Shebab, qu’il a présentée comme une menace non seulement régionale, mais aussi mondiale. Il a en outre évoqué le soutien important apporté par l’UE à l’Union africaine et la coopération de cette dernière avec l’OTAN sur toute une série d’enjeux de sécurité mutuelle. |
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