Assemblée parlementaire de l'OTAN
AccueilPRESSE201124 juin 2011 - LE CHANGEMENT CLIMATIQUE DANS L'ARCTIQUE RECQUIERT TOUTE NOTRE ATTENTION

24 juin 2011 - LE CHANGEMENT CLIMATIQUE DANS L'ARCTIQUE RECQUIERT TOUTE NOTRE ATTENTION

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Le changement climatique est plus rapide et plus intense dans l'Arctique que partout ailleurs, ce qui suppose des défis mais aussi des possibilités énormes pour les États riverains comme pour la communauté internationale en général. Alors que, d'une part, la région suscite peu de tensions et qu'il existe un cadre institutionnel et juridique pour gérer d'éventuels sujets de friction (comme l'a montré l'accord de délimitation frontalière récemment conclu entre la Norvège et la Russie), des acteurs tels que l'OTAN, l'Union européenne et des États non-côtiers ont des intérêts légitimes et pourraient contribuer utilement à une évolution pacifique et responsable dans la région.

C'était là un des grands thèmes qui ont été débattus au 77e séminaire Rose-Roth que l'Assemblée parlementaire de l'OTAN avait organisé dans la ville de Tromsø, située au nord du cercle polaire arctique, en Norvège, du 22 au 24 juin 2011, en collaboration avec le parlement norvégien.

Une cinquantaine de parlementaires de 19 pays membres et partenaires y ont rencontré des représentants du gouvernement, dont le ministre des Affaires étrangères Jonas Gahr Støre, et des scientifiques de renom, des membres des milieux académiques et des représentants de la société civile pour discuter du thème " Un Grand Nord en évolution :répercussions pour l'Alliance et le monde ".

Les participants ont appris que le regain d'intérêt que suscite depuis quelques années la région arctique s'explique par ses importantes réserves énergétiques qui deviennent plus accessibles du fait du changement climatique et des progrès technologiques et de la hausse de la demande de pétrole et de gaz. La fonte des glaces ouvre de nouvelles voies de navigation qui permettraient d'abaisser les coûts et les émissions des sociétés de transport maritime favoriseraient le développement du tourisme dans la région.

Toutefois, une augmentation de l'activité dans l'Arctique est lourde de défis, notamment pour ce qui est des interventions en cas d'accidents nécessitant des opérations de recherche et de sauvetage, ainsi que des dégâts que pourraient occasionner au milieu écologique l'exploitation économique et le risque de pollution. Les conditions climatiques, géographiques et démographiques particulières de l'Arctique compliquent à l'extrême les interventions dans de telles situations.

Bien que la possibilité d'une course géopolitique à l'Arctique ait été évoquée dans les médias, la réalité est que les nouveaux investissements dans le potentiel arctique sont rares et que ceux en cours ne devraient pas être un sujet de préoccupation pour les parties intéressées.

Enfin, les participants ont reconnu que le rôle de l'OTAN doit continuer à être débattu, compte tenu en particulier du fait que plusieurs États riverains de l'Arctique sont membres de l'OTAN, ce qui explique que celle-ci n'a jamais négligé cette région. Cependant, le débat doit partir du principe clairement établi qu'une militarisation de l'Arctique n'est en aucun cas envisageable et que le rôle de l'Alliance se limiterait à soutenir le fonctionnement de dispositifs régionaux déjà en place.

 

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