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2011
Bucarest, 10 octobre - L’OTAN A UN ROLE IMPORTANT A JOUER POUR RELEVER LES DEFIS QUE POSE L’ERE DE L’INFORMATION, PEUT-ON LIRE DANS LE RAPPORT DE L’AP-OTAN
Bucarest, 10 octobre 2011 - L'OTAN A UN ROLE IMPORTANT A JOUER POUR RELEVER LES DEFIS QUE POSE L’ERE DE L’INFORMATION, PEUT-ON LIRE DANS LE RAPPORT DE L’AP-OTAN
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Les problèmes que l’ère de l’information pose à la sécurité nationale et internationale sont complexes et demandent les efforts conjugués des autorités internationales, régionales et nationales et du secteur privé, selon le projet de rapport général intitulé Information et sécurité nationale qui a été adopté samedi. |
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L’OTAN ne peut pas faire face à tous les aspects de ce problème, mais son rôle est central, ne serait-ce que parce qu’elle unit des pays dotés des infrastructures les plus perfectionnées dans le domaine de l’information et de la communication, indique le rapport présenté par Lord Jopling (Royaume-Uni) à la Commission sur la dimension civile de la sécurité. L’Alliance doit mettre au point une politique globale de cyberdéfense, mais devrait se garder de fixer des seuils au-delà desquels les cyberattaques seraient considérées comme des actes de guerre, a-t-il prévenu. Le rapport se penche également sur le rôle joué par les médias sociaux lors des soulèvements populaires antigouvernementaux qui ont eu lieu en 2011 en Afrique du Nord et au Moyen-Orient, ainsi qu’au cours des manifestations contre le gouvernement qui se sont déroulées au Bélarus. « Par l’intermédiaire de Twitter et de Facebook les manifestants sont en mesure de coordonner leurs actions, tandis que l’apparition dessmart phoneslimite les réactions des gouvernements oppressifs », a déclaré Lord Jopling. Les Alliés devraient appuyer un traité universel sur les règles de comportement acceptable pour le cyberespace, a-t-il fortement recommandé, tout en admettant que cela ne sera pas facile dans la mesure où plusieurs acteurs importants plaident en faveur de l’instauration d’un cadre international par trop restrictif, qui pourrait par ailleurs faire l’objet d’un usage abusif de la part de gouvernements autoritaires. Lord Jopling a annoncé que le Royaume-Uni prévoyait d’accueillir une importante conférence en novembre 2011qui lancera le processus d’un dialogue plus vaste et plus structuré et qui jettera les bases d’un accord sur un ensemble de normes applicables au cyberespace entre pays animés des mêmes intentions. Eclairant les discussions qui ont cours parmi les Alliés sur la question de savoir si l’article 5 du Traité de l’Atlantique Nord – qui prévoit une défense commune contre toute « attaque armée » – devrait s’appliquer dans le cas d’une cyberattaque, le rapport indique que cela ne devrait pas être exclu. L’évolution récente des cyberarmes comme le Stuxnet – le virus lancé initialement contre des installations industrielles et militaires en juillet 2010 – pourrait provoquer des dommages comparables à ceux d’une attaque militaire conventionnelle, a fait valoir Lord Jopling. La question de l’article 5 a également été abordée au cours de la Session par Jason Healy, directeur delaCyber StrategicInitiative,Atlantic Council(Initiative cyberstratégique du Conseil atlantique), Washington D.C. Dans la présentation qu’il a effectuée dimanche devant la Commission des sciences et des technologies de l’Assemblée, l’orateur a proposé cinq critères en vertu desquels l’Alliance pourrait recourir à l’article 5 en cas de cyberattaque. Selon cet expert, les Alliés devraient déterminer si l’incident sévit sur une zone géographique étendue ou couvre un large secteur industriel, combien de temps il dure, s’il a causé la mort ou occasionné d’importants dégâts matériels, s’il est dirigé depuis l’étranger ou s’il provient du pays même, et si le pays pris pour cible est fondamental ou marginal pour l’Alliance. Dans un projet de résolution, les législateurs de l’Assemblée parlementaire de l’OTAN ont enjoint les gouvernements et les parlements des Etats membres de l’Alliance de l’Atlantique Nord à veiller à la mise en œuvre rapide de la Politique révisée de l’OTAN sur la cyberdéfense et du Plan d’action y afférent, adoptés en juin 2011. Dans ce projet de résolution, les parlementaires de l’Alliance ont en outre invité instamment les organes de l’OTAN pertinents à s’assurer quela Capacité OTANde Réaction aux Incidents Informatiques sera pleinement opérationnelle d’ici la fin de l’année 2012 et que les services OTAN de cyberdéfense seront centralisés. Les membres de la Commission sur la dimension civile de la sécurité ont adopté le projet de résolution à l’issue d’un vote, projet qui devrait être adopté par l’Assemblée toute entière lors de la séance plénière de lundi. |
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