La catastrophe nucléaire de Fukushima a manifestement marqué un tournant en matière de perspectives de production d’énergie nucléaire. Avant cet accident, de nombreux pays étaient fermement engagés en faveur de ce type d’énergie et de nombreux autres augmentaient son rôle dans leur bouquet énergétique. Certains observateurs prévoyaient même, à terme, une « renaissance du nucléaire ». Plus d’une année après, la confiance du public dans la sécurité de l’énergie nucléaire est à son niveau le plus bas. De nouveaux projets nucléaires ont été postposés ou annulés, des centrales existantes sont mises à l’arrêt plus tôt que prévu et les mesures de sécurité font l’objet de réévaluations approfondies. Pour de nombreux pays toutefois, les raisons d’être du nucléaire demeurent inchangées. La Chine, les États-Unis, la France, le Royaume-Uni, la Russie et la Turquie, par exemple, figurent parmi les pays qui ont réaffirmé leur engagement envers le nucléaire comme moyen d’accroître la sécurité énergétique et environnementale. De grands pays en développement ne disposant pas d’énergie nucléaire, tels que l’Égypte, l’Indonésie et le Viêtnam, envisagent de construire des centrales.
Ce rapport se penche sur l’accident de Fukushima et propose une analyse de son impact sur la politique liée à l’énergie nucléaire. Il offre également une vue d’ensemble de l’état actuel de la production énergétique dans le monde et des tendances pour l’avenir, tout en examinant les progrès récents de la technologie nucléaire.
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