Le genre et la sécurité

L’Assemblée parlementaire de l’OTAN s'est résolument engagée en faveur du principe selon lequel les femmes sont des partenaires à part égale dans la recherche de la paix et de la sécurité. La sujet des femmes et de la sécurité a commencé à être davantage pris en compte à partir de 2007, lorsque la commission permanente de l’Assemblée a reconnu que les parlementaires ont un rôle spécifique important à jouer pour promouvoir la campagne en faveur des femmes, de la paix et de la sécurité.

D'importants progrès ont été réalisés concernant l'intégration de la dimension de genre dans les activités et les politiques de l’Assemblée (rapports de commission, résolutions de l’Assemblée, interventions d’orateurs lors de ses réunions de commission, sessions et séminaires). Il est désormais d'usage que les rapports périodiques du secrétaire général à la commission permanente sur les activités à venir et les sujets à traiter par l’Assemblée comportent une partie sur les questions de genre et de sécurité, et que la commission permanente donne régulièrement des orientations. Cette démarche a largement contribué à l’intégration progressive de la dimension de genre dans les travaux des commissions et autres organes de l’Assemblée.

L’Assemblée organise aussi régulièrement des initiatives à forte visibilité sur le thème du genre et de la sécurité. On citera notamment la table ronde avec les officiers féminins britanniques, organisée à la séance plénière de la session annuelle à Édimbourg en novembre 2009 et la table ronde sur les femmes en Afghanistan, à la séance plénière de la session annuelle qui s’est tenue à Bucarest en octobre 2011.

En mars 2015, le Bureau de l'AP-OTAN a demandé un examen exhaustif de la démarche de l’Assemblée sur les questions de genre et de sécurité, ce qui a conduit à l’adoption de nouvelles mesures pour intégrer la dimension de genre aux travaux de l’Assemblée et promouvoir une représentation plus équitable des hommes et des femmes parmi les membres de l’Assemblée et les membres élus du Bureau et des commissions.

Résolution 1325 du Conseil de sécurité de l'ONU

L'adoption, le 31 octobre 2000, de la résolution 1325 du Conseil de sécurité des Nations Unies sur les femmes, la paix et la sécurité, a constitué un tournant historique en direction d’une politique de paix et de sécurité reconnaissant le rôle clé des femmes dans la prévention et la résolution des conflits. Elle a également marqué une étape importante dans la lutte contre les violences, notamment sexuelles, exercées contre les femmes et les filles dans les situations de conflit armé.

L’OTAN a pris des mesures pour promouvoir l’égalité des genres et la participation des femmes au sein de sa propre organisation et de ses structures. Lors du sommet du pays de Galles, en 2014, les dirigeants alliés ont soutenu l’intégration de la dimension de genre dans les activités que mène l'Alliance au titre de ses trois tâches fondamentales (défense collective, gestion de crise et sécurité coopérative). Le secrétaire général de l’OTAN a également nommé une représentante spéciale qui sert de point de contact à haut niveau sur tous les aspects des contributions de l’OTAN à la campagne en faveur des femmes, de la paix et de la sécurité.

La commission sur la dimension civile de la sécurité (CDS) joue un rôle essentiel dans la promotion de la campagne pour les femmes, la paix et la sécurité au sein de l’AP-OTAN. En novembre 2010, à Varsovie, lors de sa session annuelle, l’Assemblée a adopté la résolution 381 présentée par la commission appelant à l'intégration des dispositions de la résolution 1325 du Conseil de sécurité de l'ONU dans les politiques et pratiques de l’OTAN à l’occasion du 10e anniversaire de ce texte fondateur. En 2011, la CDS a également réalisé une première enquête sur la mise en œuvre de la résolution 1325 dans les pays membres de l’OTAN. Elle publie désormais une enquête tous les deux ans, en collaboration avec le centre pour le contrôle démocratique des Forces armées de Genève (DCAF).