Déclaration du président de l'AP-OTAN sur la reconnaissance par la Russie de l'indépendance des soi-disant « Républiques populaires de Donetsk et de Lougansk »

21 février 2022

Je condamne avec la plus grande fermeté la reconnaissance par le Kremlin de l'indépendance des soidisant « Républiques populaires de Donetsk et de Lougansk », qui font partie intégrante du territoire ukrainien tel qu’il est internationalement reconnu. Vladimir Poutine a décidé de rejeter les véritables offres de diplomatie et de dialogue et d'intensifier son agression contre l'Ukraine. 

Nous sommes aux côtés de l'Ukraine et du peuple ukrainien face à cette nouvelle attaque contre l'État et la démocratie de l'Ukraine. Nous réaffirmons le soutien indéfectible de notre Assemblée à l'Ukraine, à sa souveraineté, à son intégrité territoriale ainsi qu’à son droit à se défendre et à l'autodétermination. 

Rien ne justifie la décision de la Russie de continuer à saper l'intégrité territoriale de l'Ukraine, si ce n'est sa volonté de faire dérailler l'Ukraine de sa trajectoire sur la voie démocratique et euroatlantique. Les allégations de Vladimir Poutine concernant une agression ukrainienne sont fausses. Sa campagne de désinformation a été complètement discréditée. Et l’« explication » décousue fournie sur cette décision montre clairement qu'il nie le statut d'État à l'Ukraine, qu'il considère comme une erreur de l'histoire. 

Le président Poutine ne parviendra pas à atteindre son objectif d’asservir l'Ukraine, de recréer une sphère d'influence sur ses voisins et d'intimider l'Alliance. La décision d'aujourd'hui ne fera que l'isoler davantage, lui et son régime. 

Le monde entier doit s'unir pour répondre à cette violation flagrante des accords de Minsk et des principes fondamentaux qui sous-tendent l'ordre international depuis la fin de la seconde guerre mondiale - que Moscou a librement signés. 

La violation de la souveraineté de l'Ukraine commise aujourd'hui doit faire l'objet de sanctions draconiennes et durables. Elle ne peut pas servir de prétexte au déploiement de troupes russes et à une nouvelle invasion. Personne ne doit se laisser berner par des euphémismes. Ce sont bien des unités militaires russes qui occupent le territoire souverain de l'Ukraine.  

Comme les dirigeants de l'Assemblée l'ont clairement indiqué lors de notre réunion avec le Conseil de l'Atlantique Nord plus tôt dans la journée, nous devons continuer à faire pression sur la Russie pour qu'elle retire ses forces du Bélarus et des contours de l'Ukraine, et indiquer clairement que toute nouvelle agression militaire entraînera une réponse déterminée ainsi que des sanctions et des mesures supplémentaires et massives ». 

 

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