La tension persistante dans les relations avec la Russie et la menace terroriste à l’ordre du jour de la session annuelle de l’Assemblée parlementaire de l’OTAN en Roumanie

06 octobre 2017

Bucarest, 4 octobre 2017 – Des parlementaires des pays de l’OTAN se réunissent cette semaine pour faire le point sur les défis auxquels est confrontée l’Alliance, dont les relations tendues avec la Russie, la sécurité dans la région de la mer Noire, les menaces terroristes émanant des théâtres de conflit du Moyen-Orient et les tendances nouvelles affichées par la guerre informatique.
 
Du 6 au 9 octobre, de hauts responsables et des spécialistes des questions de sécurité, rejoints par le secrétaire général de l’OTAN, Jens Stoltenberg, et le chef de l’Etat roumain, Klaus Iohannis, s’adresseront aux membres de l’Assemblée parlementaire de l’OTAN, qui tient sa session annuelle à Bucarest.
 
Les parlementaires devraient publier une série de résolutions invitant instamment les Alliés à respecter leur engagement d’augmenter leur budget militaire, de réduire la fragmentation de l’industrie de défense européenne, de préserver l’avantage technologique de l’OTAN et de resserrer les liens avec l’Union européenne.
 
La montée des tensions vis-à-vis de Pyongyang à la suite des essais nord-coréens d’engins nucléaires et de missiles, la mission Resolute Support de l’OTAN en Afghanistan, les problèmes posés par les besoins énergétiques et le changement climatique, de même que la sécurité dans la région arctique, figurent également en bonne place à l’ordre du jour de la session.
 
« Durant les quatre jours de la session, nous passerons en revue les progrès accomplis dans l’adaptation du dispositif de dissuasion et de défense collective de l’OTAN aux menaces actuelles », a indiqué le président de l’Assemblée avant le début des travaux.
 
Les parlementaires se pencheront sur l’état des relations entre l’Alliance et Moscou dans le prolongement des Zapad 2017, exercices militaires controversés auxquels la Russie et le Bélarus ont procédé conjointement à proximité des frontières de membres de l’OTAN, à savoir la Pologne et les pays baltes.
 
Ils devraient aussi appeler les Alliés à réaffirmer leur attachement au maintien d’une attitude dissuasive face aux provocations russes, notamment en approuvant sans réserve le déploiement de quelque 4 000 hommes sur le flanc Est dans le contexte de la présence avancée renforcée de l’OTAN, d’une part, et le renforcement de la présence alliée en Roumanie et en mer Noire, d’autre part. Par ailleurs, ils presseront vraisemblablement l’Alliance de ne pas fermer la voie du dialogue offerte par le Conseil OTAN-Russie.
 
Une attention particulière sera accordée au flanc Sud de l’OTAN. Six années de guerre en Syrie et les affrontements confessionnels que connaît l’Iraq continuent à déstabiliser le Moyen-Orient et l’Afrique du Nord en poussant toujours plus de réfugiés à gagner les rivages européens et en fournissant de nouvelles recrues à Daech.
 
Les parlementaires analyseront la situation en Libye : ce pays est devenu le principal point de départ des migrants désireux de traverser la Méditerranée, mais aussi une base potentielle pour les extrémistes de Daech après leurs revers en Syrie et en Iraq et une région – une de plus – exposée aux tentatives menées par la Russie pour étendre son influence.
 
« Nous devons être vigilants et empêcher la réapparition d’anciens sanctuaires terroristes ou la création de nouveaux », a dit M. Alli, qui a fait aussi référence à la permanence de l’engagement allié concernant la sécurité en Afghanistan.
 
La session annuelle de Bucarest réunira environ trois cents délégués des vingt-neuf pays membres de l’OTAN et de vingt-trois pays associés ou observateurs.
 
L’Assemblée parlementaire de l’OTAN réunit des parlementaires nationaux et constitue ainsi un lien essentiel entre l’Alliance et les citoyens de toute la région euro-atlantique.
 
 

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