L'AP-OTAN publie le rapport 2020 sur la prise en compte de la dimension de genre et approuve la création d'un Prix visant à récompenser le travail exceptionnel d’une femme dans le domaine de défense

30 mars 2021

Le rapport 2020 d’étude de l'Assemblée sur les questions de genre a été rendu public, sous forme de publication digitale, le jour suivant sa présentation et son examen lors de la réunion de printemps de la commission permanente de l'Assemblée parlementaire de l'OTAN. Les membres ont également approuvé une proposition de la vice-présidente, Joëlle Garriaud-Maylam (France), visant à décerner annuellement un prix de l'AP-OTAN afin de distinguer une femme pour son travail exceptionnel dans le cadre du programme « Femmes, paix et sécurité ».  

L'AP-OTAN s'est engagée à faire progresser la mise en œuvre par l'OTAN et les parlements nationaux de la résolution 1325 du Conseil de sécurité des Nations Unies (RCSNU) et du programme « Femmes, paix et sécurité » (FPS). Par la création de ce nouveau prix annuel, l'AP-OTAN cherche à donner une plus grande visibilité à l'engagement et à la contribution extraordinaires des femmes en faveur de la paix, de la défense et de la sécurité, en reconnaissant le travail remarquable d'une femme dans ce domaine. La proposition complète sera présentée plus tard au printemps. 

Le rapport de 2020 sur la prise en compte du genre par l'Assemblée porte sur les progrès réalisés au sein de l'AP-OTAN en matière d'intégration du genre et sur l'établissement d'un équilibre plus représentatif hommes-femmes en 2020. Il donne également un aperçu des activités afférentes de l'Assemblée en 2021. Depuis 2017, le ou la secrétaire générale de l'AP-OTAN présente des mises à jour annuelles et publiques sur ces questions.   

L'année 2020 a vu une couverture bien plus large des questions liés au genre dans le programme de travail de l'Assemblée, après une couverture relativement limitée en 2019. L'année a marqué le 20e anniversaire de l'adoption de la résolution 1325 du Conseil de sécurité des Nations unies et a fourni plusieurs occasions importantes de promouvoir le programme FPS, malgré les perturbations massives provoquées par la pandémie de Covid-19. 

Globalement, des avancées vers une composition de l'Assemblée plus équilibrée hommes-femmes ont également été réalisés au cours de l'année écoulée. 

  • Alors que la part globale des femmes dans les délégations nationales était restée relativement stable ces dernières années - à savoir entre 14 et 16% - elle s'élève actuellement à 18,8%, soit la part la plus élevée depuis 2016. 
  • Sept délégations nationales sont désormais dirigées par des femmes, soit également le nombre le plus élevé de ces cinq dernières années.  
  • Lors de la session annuelle 2020, 26 % des participants parlementaires étaient des femmes. Il s'agit de la part la plus élevée depuis que ces données sont compilées (2016) et elle dépasse le précédent record de 2018 (20%).   
  • Parmi les pays où des élections se sont déroulées depuis le dernier rapport, quatre délégations comptent un plus grand nombre de femmes qu'avant les élections.   
  • Pour la première fois, l'Assemblée a élu un Bureau comprenant une majorité de femmes lors de sa session annuelle de 2020. 

Le bilan 2020 montre donc que l'Assemblée a progressé sur le double objectif d'une meilleure intégration de la dimension de genre et d'un meilleur équilibre entre les genres, des avancées qui se traduisent par des pratiques qui s’installent de manière de plus en plus pérenne au sein de l'Assemblée.  

Lors de sa réunion d'hier, la commission permanente a confirmé un programme de travail pour 2021, qui comportera plusieurs occasions importantes de mettre en évidence l'agenda FPS.