Les Alliés encouragés à placer les femmes au cœur de la politique de sécurité et à tirer les enseignements de la Covid-19

21 novembre 2020

Ce vendredi, les États membres de l’OTAN ont été instamment invités, pour faire en sorte que le monde soit plus sûr, à placer les femmes au centre des politiques de paix et de sécurité et à veiller à tirer des enseignements de la pandémie de Covid-19 et de ses conséquences afin de mieux préparer la réponse aux crises futures.

Au cours du débat sur les projets de rapport et de résolution qui doivent être adopté lundi, lors de la session annuelle de l’Assemblée parlementaire de l’OTAN, les parlementaires de 30 pays membres et partenaires de l’OTAN ont été encouragés à traduire en actions concrètes, les engagements pris en matière de politique de sécurité sur les femmes, la paix et la sécurité.

Ce débat s’est tenu quelques jours après les célébrations mondiales du 20e anniversaire de l’adoption de la résolution 1325 du Conseil de sécurité des Nations unies, un jalon historique concernant une prise de conscience collective des répercussions des conflits sur les femmes et les filles et de leur rôle essentiel en faveur de la paix et de la sécurité.

La députée allemande, Ulla Schmidt, a déclaré : « Cette question ne concerne pas seulement les femmes, elle est également fondamentale pour l’ensemble de nos sociétés et pour la sécurité mondiale. Il s’agit évidemment de justice et de démocratie, mais aussi et surtout d’une préoccupation qui nous affecte toutes et tous. Un monde plus sûr bénéficie autant aux hommes qu’aux femmes. »

Les projets de rapport et de résolution exhortent les gouvernements et parlements alliés, ainsi que les institutions de l’OTAN, à promouvoir une participation égale des femmes et des hommes dans le domaine de la paix et de la sécurité. Ces textes abordent également la nécessité de prévenir la violence sexuelle liée aux conflits et de protéger les femmes contre cette violence, et soulignent l’importance d’inclure la dimension de genre dans les efforts de secours et de relèvement après un conflit.

« Nous avons, en tant que parlementaires et dans le cadre de l’AP-OTAN, un rôle central à jouer », a déclaré Mme Schmidt aux membres de la commission sur la dimension civile de la sécurité. « Il est de notre devoir de défendre activement les progrès accomplis dans ce domaine les deux dernières décennies et de nous dresser contre toute tentative de retour en arrière. »

Lors d’un débat de la commission sur un projet de rapport relatif à la pandémie de Covid-19, l’accent a été mis sur la répression des libertés fondamentales en Chine, en Russie et en Iran, qui avait constitué un obstacle à une bonne gestion de la crise.

Le projet de rapport souligne la menace que constitue une plus grande circulation de désinformation et de campagnes de propagande dans le contexte de la crise, et souligne que le virus a exacerbé nombre des défis sociaux et économiques auxquels certaines communautés étaient déjà confrontées. Il exhorte également les Alliés à renforcer la résilience de leurs sociétés en renforçant la capacité du secteur civil à se relever en cas de chocs majeurs.

La sénatrice française et présidente de la commission Joëlle Garriaud-Maylam a souligné que bien que cette crise ne soit pas terminée, « nous devons commencer à tirer les leçons sur la façon dont elle a été gérée et sur ses conséquences à l’échelle nationale et mondiale. »

Selon elle, la pandémie a montré qu’à l’avenir, les autorités doivent « davantage prendre en considération les risques de catastrophe, que celle-ci soit d’origine naturelle ou anthropique. Cette crise souligne la nécessité de préparer activement nos citoyens et nos sociétés à réagir efficacement face à tout type de crise. »

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