L'adoption à l'unanimité par le Conseil de sécurité des Nations unies de la résolution 1325 sur les femmes, la paix et la sécurité (FPS), le 31 octobre 2000, a marqué un tournant en matière de politique de paix et de sécurité. Celle-ci a ainsi reconnu l'impact spécifique des conflits sur les femmes et le rôle essentiel joué par celles-ci dans le maintien et la promotion de la paix et de la sécurité, la prévention et la résolution des conflits.

L'OTAN a dès lors pris un certain nombre de mesures pour promouvoir l'égalité des genres et la participation des femmes au sein de sa propre organisation et structures. Lors du sommet du pays de Galles de 2014, les dirigeants alliés ont soutenu l'intégration d'une perspective de genre dans les trois grandes missions de l'OTAN (défense collective, gestion des crises et sécurité coopérative). Le secrétaire général de l'OTAN a également nommé une nouvelle représentante spéciale qui sert désormais de coordinatrice de haut niveau pour tous les aspects de la contribution de l'OTAN au programme « Femmes, paix et sécurité ». L'Assemblée parlementaire de l'OTAN coopère étroitement et périodiquement avec le bureau de la représentante spéciale et c’est ainsi que l'ambassadrice Clare Hutchinson, dans un premier temps, et Irene Fellin, l'actuelle représentante spéciale, ont rencontré à de multiples occasions les membres de l'Assemblée. 

Au sein de l'AP-OTAN, c'est la commission sur la démocratie et la sécurité (CDS) qui a pris les rênes en matière de promotion du programme FPS. En 2010, l'Assemblée a adopté la résolution 381 présentée par la commission, appelant à l'incorporation de la résolution 1325 du Conseil de sécurité des Nations unies dans les politiques et pratiques de l'OTAN. Lors de la session annuelle de 2020, l'AP-OTAN et ses membres ont réitéré leur engagement sans faille en faveur du lien crucial entre les femmes et la sécurité en adoptant à la fois un rapport et une résolution spécifiquement consacrés à ce sujet. 

Qui plus est, en 2011, la CDS a mené sa première enquête sur la mise en œuvre de la RCSNU 1325 par les parlements membres de l'OTAN. Depuis lors, la commission a publié des études similaires en 2013, 2015 et 2018, réalisées en coopération avec le Centre pour le contrôle démocratique des forces armées de Genève (DCAF). Celles-ci ont suivi une approche originale et novatrice quant à la question des femmes, de la paix et de la sécurité en dressant une carte des contributions spécifiques, au niveau parlementaire, à la promotion de ce programme. Ces rapports fournissent des informations actualisées, identifient les défis à relever et recensent les meilleures pratiques à partager entre parlements alliés. 

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