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Athènes, le 30 juin 2016 – La Grèce accueille actuellement sur son territoire plus de 57 000 réfugiés, pris entre deux feux : la route du nord leur demeurant fermée, ils se voient contraints de choisir entre leur inscription au programme de réinstallation de l’UE et l’introduction d’une demande d’asile auprès des autorités grecques. Athènes a déjà investi plusieurs centaines de millions d’euros dans la construction de camps et dépense plus de 2,5 millions par jour pour la prise en charge de leurs occupants, ont indiqué des responsables grecs à une délégation de l’Assemblée parlementaire de l’OTAN en visite dans le pays au début de la semaine.
« La Grèce est résolue à traiter les réfugiés avec toute la dignité et tout le respect qu’ils méritent jusqu'à ce que des solutions à plus long terme se dégagent. Nous devons tous nous rappeler ce que ces gens fuient », a déclaré à ses collègues alliés Christos Karagiannidis, député et chef de la délégation de la Grèce auprès de l’AP-OTAN.
La délégation a visité deux des nombreux camps de réfugiés – il en existe plusieurs dizaines – aménagés par les autorités grecques pour accueillir les réfugiés qui restent bloqués sur le territoire après la fermeture, au printemps dernier, des frontières du pays avec les Balkans. Plus de 900 000 réfugiés ont emprunté l’itinéraire de la Méditerranée orientale en 2015, ce qui a plus que décuplé le nombre de ceux qui tentent de traverser la Grèce pour gagner des destinations situées plus au nord dans l’Union européenne. Les membres de la délégation ont appris que 75 % des réfugiés présents sur le territoire grec avaient fui la Syrie.
Les sommes débloquées en urgence par l’Union européenne contribuent à l’allègement du fardeau financier, mais elles ne suffisent pas à le compenser totalement. À ce jour, ont fait remarquer les interlocuteurs de la délégation, Athènes n’a reçu qu’une moitié environ des 500 millions promis par Bruxelles.
La délégation de l’Assemblée se composait de 15 parlementaires de huit pays membres de l’OTAN et était conduite par Sverre Myrli (Norvège) ; entre le 27 et le 30 juin, elle a visité successivement Skopje, Thessalonique et Athènes.
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