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Washington D.C., 8 février 2016 - En dépit de la tempête de neige qui a paralysé de vastes zones de la côte est des Etats-Unis, la commission de la défense et de la sécurité (DSC) de l’Assemblée parlementaire de l’OTAN s’est rendue aux Etats-Unis du 26 au 29 janvier 2016 dans le cadre de sa visite annelle.
Pour l’importante délégation de 40 législateurs de 19 pays membres de l’OTAN, les défis de taille auxquels l’Alliance est actuellement confrontée ont constitué des priorités claires. Néanmoins, lors des rencontres de haut niveau, toutes les parties ont convenu que dans un contexte de menaces diverses, un lien transatlantique fort demeurait essentiel. En sa qualité de présidente de la DSC, Nicole Ameline (France) a souligné que « La communauté transatlantique, qui partage des valeurs, objectifs et idéaux communs, n’a jamais été autant exposée à la menace qu’aujourd’hui. Comme nous le savons tous trop bien en Europe, de nombreux défis de sécurité complexes touchent non seulement les flancs est et sud de l’OTAN, mais aussi les pays de l’Alliance. Mon pays connaît bien ce problème après la série d’attaques terroristes dévastatrices de 2015. Face à cette nouvelle réalité en matière de sécurité, la solidarité s’avère, par conséquent, cruciale. »
À Washington, les réunions ont porté sur la politique Etats-Unis–OTAN en amont du sommet de juillet à Varsovie, qui constitue une réunion critique pour l’Alliance. Les observateurs considèrent que l’OTAN se trouve dans une ère de transformation capitale, dans la mesure où elle rencontre deux défis distincts à l’est avec la Russie et au sud avec les mouvements de réfugiés et le terrorisme, bien au-delà de la région en raison de la discorde semée par les conflits et les Etats en déliquescence. Les membres de la DSC ont apprécié l’intervention de membres clés des départements américains d’Etat et de la défense concernant les priorités des Etats-Unis pour le sommet, leurs opinions sur les efforts de réassurance et de dissuasion des Etats-Unis en Europe, ainsi que l’évolution de la politique américaine au Moyen-Orient, en particulier la campagne militaire contre Daech.
Au début des réunions avec les représentants du département d’Etat, Nicole Ameline a indiqué que « L’OTAN est, en substance, une organisation de sécurité collective : la poursuite de son existence aujourd’hui témoigne de sa pertinence et de son importance. Afin de rester l’alliance politico-militaire la plus solide du monde, tous les Etats membres doivent à nouveau concentrer leur énergie et leurs ressources sur l’OTAN. Tant les Européens que les Nord-Américains doivent saisir l’importance d’une alliance transatlantique de sécurité forte, dans la mesure où aucun membre ne peut gérer seul tous les défis que nous rencontrons. » Les représentants des départements d’Etat et de la défense ont précisé à la délégation que l’OTAN demeurait une priorité claire pour les Etats-Unis, mais que tous souhaitaient ardemment voir les alliés européens déployer plus d’efforts. Il a été indiqué que les Etats-Unis étudient en permanence leurs investissements en matière de sécurité en Europe, afin d’évaluer leur état de préparation pour gérer tout défi qui se présente actuellement à l’Alliance.
Malgré l’arrêt des activités du gouvernement américain, la délégation a oeuvré afin d’assurer un programme perturbé et raccourci des visites prévues avec les départements américains d’Etat et de la défense, ainsi qu’avec The Brookings Institution les 26 et 27 janvier. La visite de la délégation s’est poursuivie à Miami, où elle a été rejointe et dirigée par le président de l’AP-OTAN, Mike Turner (Républicain, Ohio), pour des briefings au Commandement Sud des Forces armées des Etats-Unis (SOUTHCOM), à la base aérienne de la Garde côtière (Miami), à la base aérienne de la réserve d’Homestead et à la base de la Garde côtière des Etats-Unis à Miami. M. Turner a déclaré être ravi d’accueillir une si grande délégation d’éminents législateurs de l’alliance transatlantique de sécurité, soulignant le travail considérable de l’Assemblée en cette période critique pour l’Alliance.
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