l’AP-OTAN appelle à l’adoption d’une position unie à l’égard de la Russie et à l’apport d’un soutien à l’Ukraine

19 novembre 2016

Istanbul, le 19 novembre 2016 - Les législateurs de l’Assemblée parlementaire de l’OTAN (AP OTAN) ont adopté samedi des rapports exhortant les pays de l’Alliance à ne pas faiblir dans le soutien apporté à l’Ukraine et à maintenir une position ferme à l’égard de l’attitude belliqueuse de la Russie.

« Il est clair que les conditions nécessaires à une amélioration des relations ne sont pas réunies aujourd’hui et que les priorités de la politique étrangère russe – tout comme les valeurs sous‑tendant ces priorités – restent diamétralement opposées à celles de l’OTAN », indique un rapport adopté par la commission politique de l’AP-OTAN. « Par ses agissements et ses propos, la Russie continue à perturber la sécurité européenne et à miner la stabilité dont dépend la sécurité de l’Alliance. »

Les tensions avec la Russie et le conflit en Ukraine ont été les grands sujets de discussion lors du premier jour de la session annuelle de l’Assemblée, qui se tient cette année à Istanbul. Les parlementaires ont assisté à l’exposé peu rassurant de James Sherr, expert spécialisé dans les questions russes au sein du groupe de réflexion britannique Chatham House, qui a averti que les tensions actuelles entre Moscou et les pays occidentaux étaient « plus dangereuses » que pendant la guerre froide.

Les parlementaires ont appelé les Alliés occidentaux à rester unis et déterminés face aux efforts déployés par la Russie pour créer des divisions.

« Face aux provocations incessantes de la Russie, il est crucial que l’Alliance parle d’une seule voix si elle veut préserver sa crédibilité et sa cohésion », a déclaré la députée lituanienne Rasa Jukneviciene, auteure du rapport. « La Russie n’est plus la superpuissance qu’elle était pendant la guerre froide, mais elle continue d’exercer une influence considérable dans le monde et cherche à créer le chaos et à diviser l’Occident ».

Le soutien occidental à l’Ukraine est essentiel pour saper les efforts de déstabilisation de la Russie, ont affirmé les parlementaires.

Les membres de cette commission et de cette assemblée feront ce qui est en leur pouvoir pour soutenir l’Ukraine et faciliter son intégration euro-atlantique aussi longtemps qu’elle sera engagée résolument sur la voie des réformes et de la démocratie », a déclaré Lord Jopling (Royaume-Uni) devant les parlementaires ukrainiens. « Je suis convaincu que nous devons vous soutenir non seulement pour le bien de votre pays, mais aussi pour celui de l’ensemble des pays libres et démocratiques qui sont aujourd’hui mis en difficulté dans le monde entier. »

Lord Jopling est l’auteur d’un rapport adopté par la commission sur la dimension civile de la sécurité, qui appelle les pays de l’OTAN à accroître leur aide en matière financière et d’expertise pour faire avancer les réformes en Ukraine, et à soutenir le pays dans sa lutte pour l’indépendance et l’intégrité territoriale.

Étant donné que la Russie continue d’occuper illégalement la province de Crimée, au sud de l’Ukraine, et poursuit son agression dans l’est du pays, le temps n’est pas au relâchement des sanctions occidentales, ont indiqué les parlementaires. « Les sanctions doivent être maintenues, voire renforcées », a indiqué Gerald Connolly, membre du Congrès et chef par intérim de la délégation des États-Unis. « Le message envoyé à Vladimir Poutine doit être fort, collectif et sans équivoque ».

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