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Tbilissi, 29 mai 2017 – L’Assemblée parlementaire de l’OTAN a conclu ce lundi sa session de printemps en appelant les gouvernements des pays de l’Alliance à tenir l’engagement pris en matière de dépenses de défense et à permettre ainsi à l’Alliance atlantique de demeurer la garante de la sécurité dans un monde dangereux et imprévisible.
Le président de l’Assemblée, Paolo Alli, a déclaré que les Alliés s’étaient enfin attelés au problème du déséquilibre des dépenses de défense et s’employaient à consacrer 2 % de leur produit intérieur brut à leur budget militaire, conformément audit engagement.
« Bon nombre de pays de l’Alliance ont déjà pris des mesures concrètes et de grande ampleur pour atteindre cet objectif », a indiqué M. Alli lors de la séance plénière qui clôturait une session de quatre jours. « Nous devons veiller à ce que ce supplément d’investissements se traduise par des capacités réellement accrues et par une contribution équitable aux missions et aux opérations de l’OTAN. Bref, nous avons besoin d’argent, de moyens et de contributions. »
La session, qui réunissait plus de deux cents parlementaires des pays alliés et de leurs partenaires, a eu lieu dans le prolongement immédiat du sommet que les dirigeants alliés ont tenu à Bruxelles la semaine dernière et au cours duquel ils ont convenu de garantir un partage des charges plus équitable grâce à des plans nationaux annuels d’investissement dans le secteur de la défense.
M. Alli, député italien élu à la présidence de l’Assemblée l’an dernier, a estimé que les Parlementaires de l’OTAN devaient mettre à profit leur rôle de relais entre l’Alliance, d’une part, et les parlements et les électeurs des pays de l’Alliance, d’autre part, afin d’expliquer pour quelle raison il était nécessaire d’étoffer les budgets militaires, à l’heure où la sécurité de l’Ouest était confrontée à toute une série de menaces.
« En tant que parlementaires, nous avons directement voix au chapitre dans ce domaine ; voilà pourquoi j’ai voulu que notre institution soit aux avant-postes du débat autour du partage des charges », a dit M. Alli. « Nous devons expliquer à nos citoyens que les dépenses de défense et de sécurité sont un investissement dans notre avenir et que, comme disent les Américains, “freedom is not free”, autrement dit, “la liberté n’est pas libre... de charges”. »
La secrétaire générale déléguée de l’OTAN, Rose Gottemoeller, s’est félicitée de la disposition de l’Assemblée à occuper une place prééminente dans le débat sur le partage des charges. « En l’occurrence, votre rôle revêt une importance extraordinaire », a-t-elle déclaré devant l’Assemblée. « Nous avons commencé entre nous, en tant que membres de l’Alliance, à augmenter nos dépenses de défense ; il est désormais très important de préserver cette tendance. »
Tout au long de la session, les parlementaires ont insisté sur la nécessité de renforcer les capacités de défense. « Nous pensons que ce n’est pas simplement une question d’argent », a dit le chef de la délégation des Pays-Bas, Han ten Broeke, « il s’agit aussi d’améliorer nos capacités communes. Partageons les charges de manière plus équitable et soulageons ainsi, espérons-le, nos amis américains. »
Parmi les autres sujets débattus pendant la session figuraient le rôle de l’Alliance en Afghanistan, les incidences du changement climatique sur la sécurité, l’évolution de la situation géopolitique dans l’Arctique, le poids des réseaux sociaux, le terrorisme et les conflits en Syrie et en Iraq.
L’Assemblée a exprimé son soutien à l’Ukraine et à la Géorgie, toujours confrontées à l’agression de la Russie. Elle a adopté une déclaration en faveur de l’intégration de la Géorgie dans la communauté euro-atlantique.
L’Assemblée tiendra sa session d’automne annuelle à Bucarest du 6 au 9 octobre.
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