Les parlementaires de l’OTAN font le point sur les menaces que représentent l’activisme militaire russe et le terrorisme alors que s’ouvre en Turquie la session annuelle

19 novembre 2016

stanbul, 19 novembre 2016 – Les parlementaires des pays de l’OTAN ont examiné les réponses possibles face à la menace terroriste, sur le territoire national et à l’étranger, ainsi que le caractère mondial de la menace que fait peser Moscou sur l’Alliance, à l’occasion de l’Assemblée parlementaire de l’OTAN qui a ouvert aujourd’hui sa session annuelle en Turquie.

“C’est la première fois que notre Assemblée a l’occasion d’examiner les résultats du sommet de l’OTAN qui s’est tenu en juillet à Varsovie », a déclaré le président de l’AP-OTAN, le membre du Congrès américain Michael R. Turner, qui a fait une déclaration soulignant le besoin de renforcer la dissuasion dans les Etats baltes et la Pologne. M. Turner a accueilli avec satisfaction la conversation téléphonique d’hier entre le Président élu Donald J. Trump et le secrétaire général de l’OTAN, Jens Stoltenberg, notant que l’un et l’autre ont commenté la nécessité de réduire la disparité actuelle des dépenses de défense entre les alliés. « Les Etats-Unis ont adopté une initiative de réassurance européenne », a-t-il fait observer, « les Européens devraient peut-être adopter une initiative de réassurance états-unienne ».

Le chef de la délégation turque, Osman Aşkin Bak, a souligné « l’évolution importante du rôle que joue l’OTAN en matière de sécurité mondiale » dans un contexte marqué par « des menaces plus diverses et plus dangereuses », et a fait observer que la Turquie se situait sur la ligne de front, en particulier dans la lutte contre le terrorisme.

M. Bak a aussi fait remarquer que « cette réunion a une signification particulière pour nous, car elle donne aux principaux responsables de la Turquie l’occasion de partager leurs points de vue sur l’OTAN et d’expliquer aux parlementaires les répercussions du coup d’État qui a eu lieu il y a quatre mois ».

M. Turner a exprimé son soutien envers la Turquie dans sa lutte contre le terrorisme et les efforts qu’elle déploie pour accueillir quelque 3 millions de réfugiés syriens alors qu’elle se remet sur pied après le coup d’État manqué. « Nous tenons cette session ici à Istanbul, ce qui est une autre façon encore de démontrer notre solidarité avec la Turquie et le peuple turc et de reconnaître le traumatisme que le coup d’État a représenté », a-t-il souligné, tout en notant par ailleurs que « nous sommes ici pour soutenir la démocratie turque ». « La solidarité et la démocratie vont de pair. Elles constituent des valeurs communes de l’OTAN ».

Le secrétaire général de l’OTAN, Jens Stoltenberg, le président de la République de Turquie, Recep Tayyip Erdogan, plusieurs ministres importants du gouvernement et une multitude de spécialistes de la sécurité, de la défense et de la migration se joindront aux parlementaires pour la 62e session annuelle de l’AP-OTAN qui se déroule sur quatre jours.

Ce sera en outre la dernière fois que le membre du Congrès américain, M. Turner, présidera les travaux de l’AP-OTAN. Son mandat de deux ans touchant à sa fin, un vote aura lieu lors de la séance plénière de lundi pour désigner son ou sa successeur.

Dans une série de résolutions, les membres devraient demander à l’OTAN de se montrer uni dans la défense des Alliés voisins de la Russie face aux inquiétudes que sucite son comportement belliqueux constant. Les parlementaires réaffirmeront leur soutien à la Géorgie et à l’Ukraine, et rappelerons aux Alliés leur promesse d’accroître leurs dépenses militaires.

Daech se trouvant sous pression en Iraq et en Syrie, les parlementaires doivent demander un partage plus large des renseignements et un durcissement des contrôles aux frontières face aux craintes que la pression sur l’organisation terroriste au Moyen-Orient rende plus vraisemblable un retour en Europe des combattants étrangers.

Les efforts de l’OTAN pour épauler les Alliés les plus touchés par l’afflux de réfugiés sont également à l'ordre du jour.

Pour contribuer à endiguer cet afflux et à rassurer les partenaires régionaux, les parlementaires préconiseront d’exercer davantage de pressions diplomatiques sur le président syrien Bachar al-Assad et ses partisans en Russie et en Iran.

L’Assemblée exprimera en outre son soutien à la mission Resolute Support de l’OTAN en Afghanistan, demandera de l’aide pour combler les lacunes subsistant sur le plan de la sécurité et pour intensifier la lutte contre la corruption.

Les gouvernements des pays de l’OTAN seront encouragés à maintenir les dépenses de moyens aéroportés en matière de renseignement, de surveillance et de reconnaissance et à veiller à ce que les technologies soient compatibles à l’échelle de l’Alliance.

L’AP-OTAN rassemble des membres des parlements nationaux des Alliés ainsi que des pays partenaires, des observateurs et des représentants d’organisations. Elle constitue un lien essentiel entre l’Alliance et les parlements des pays membres – et, partant, les citoyens de la zone euro-atlantique.

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