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Bruxelles/Séoul, 21 septembre 2017 – Du 11 au 14 septembre, une délégation de la Commission de la défense et de la sécurité (DSC) de l’Assemblée parlementaire de l’OTAN a fait une visite à Séoul et dans la zone coréenne démilitarisée. Par cette visite, qui avait pour toile de fond la montée des tensions internationales suscitée par le programme de missiles nord-coréen, les parlementaires des pays membres de l’OTAN entendaient adresser un témoignage de vive solidarité à leurs homologues de la République de Corée. « Votre présence atteste la détermination de la communauté internationale et son soutien à notre pays en cette période d’aggravation des tensions », a déclaré à la délégation le président du Kukhoe (Assemblée nationale) de la République de Corée, Chung Sye-kyun.
Le chef de la délégation, Xavier Pintat (France), a indiqué à ses interlocuteurs coréens que « le seul moyen d’apaiser l’antagonisme croissant engendré par les récentes provocations de Pyongyang résid[ait] dans des efforts diplomatiques concentrés et assidus ». Dans une allocution prononcée devant le Kukhoe, M. Pintat a indiqué : « Nous avons la ferme conviction que le Traité sur la non-prolifération des armes nucléaires et l’attachement au concept d’une péninsule coréenne dénucléarisée conservent toute leur pertinence. »
Le président de l’AP-OTAN, M. Paolo Alli (Italie) – dont la participation à la visite souligne l’importance que l’AP-OTAN accorde à la paix et à la sécurité dans la péninsule coréenne – a jugé essentielle une solution diplomatique et pacifique à l’impasse régionale et internationale autour du programme de missiles nord-coréen. « L’AP-OTAN fonctionne suivant les principes de la transparence et du dialogue », a-t-il dit. « Nous sommes ici pour mieux comprendre le dilemme que vit actuellement la péninsule coréenne, certes, mais aussi pour encourager la communauté internationale à prendre de nouvelles initiatives diplomatiques afin de mettre un terme à la crise. »
M. Alli a fait observer à M. Chung qu’au vu de la complexité de l’environnement sécuritaire d’aujourd’hui, la sécurité de l’Alliance atlantique était étroitement liée à celle de la péninsule coréenne. « Il est important que nous comprenions cela et que nous recherchions ensemble une façon de promouvoir la paix et la sécurité dans toute la région Asie-Pacifique. »
Le rythme auquel la Corée du Nord procède aux essais de nouveaux systèmes de missiles et l’essai nucléaire souterrain de forte puissance qu’elle vient d’effectuer a déclenché une vague d’activités diplomatiques et de mesures défensives partout dans le monde. Cette année, Pyongyang comptabilise déjà quinze essais de missiles et un essai nucléaire souterrain. Les répercussions de l’escalade dans la péninsule coréenne sont d’ordre planétaire et figurent depuis peu en tête de l’ordre du jour de l’ONU.
La délégation se composait de seize parlementaires – représentant douze pays membres de l’OTAN – de la Sous-commission sur l’avenir de la sécurité et des capacités de défense (DSCFC). Elle a rencontré des responsables des ministères de la Défense et des Affaires étrangères, de diverses commissions du Kukhoe, des Forces américaines en Corée, d’ambassades, de groupes de réflexion et de magnats de l’industrie de la défense.
Un rapport détaillé de la visite de la DSCFC en Corée du Sud sera publié sur la page DSC du site internet de l’AP-OTAN http://www.nato-pa.int/fr/content/commission-de-la-defense-et-de-la-securite
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