Déclaration du président de l’Assemblée parlementaire de l’OTAN  sur le dialogue avec la Russie

10 janvier 2022

Le président de l’Assemblée parlementaire de l’OTAN, Gerald E. Connolly (États-Unis), a publié la déclaration ci-dessous en prévision des réunions de la semaine prochaine du Conseil OTAN Russie (COR) et de l’Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe (OSCE) dans le cadre du dialogue entre les États-Unis et la Russie sur la stabilité stratégique.

« L’Europe et l’Amérique du Nord s’apprêtent à entamer une série de dialogues importants avec la Russie. À cette occasion, le COR se réunira, ce qu’il n’avait plus fait depuis juillet 2019 en raison du refus des autorités russes d’y siéger. J’invite instamment celles-ci à ne pas manquer ces opportunités majeures, à commencer par le dialogue entre Washington et Moscou sur la stabilité stratégique, qui s’ouvrira à Genève et qui sera prolongé par les réunions du COR et de l’OSCE. C’est à la Russie, qui a procédé de manière aussi irresponsable qu’injustifiée à une concentration massive de troupes à la frontière ukrainienne, qu’il incombe désormais de manifester sa volonté de ne pas s’engager dans une escalade militaire irréversible et d’opter pour la voie diplomatique et un vrai dialogue.

Au COR, les membres de l’OTAN doivent parler d’une seule voix, ne rien céder sur nos principes et nos valeurs et réaffirmer notre indéfectible attachement à la défense de tous les Alliés, tout comme notre soutien à l’Ukraine.

L’un des piliers de l’OTAN est la défense collective de ses membres et le caractère indivisible de leur sécurité. Nous devons établir sans ambiguïté que seuls les pays alliés peuvent définir la meilleure façon de garantir leur propre sécurité.

Parce qu’ils forment une alliance de démocraties, ces pays sont investis d’une responsabilité particulière dans le maintien et la sauvegarde d’un ordre international reposant sur le respect des règles et, plus spécifiquement, du cadre fondateur de la sécurité européenne. Aussi ne reconnaîtrons-nous jamais l’annexion de force de la Crimée par la Russie ; de même, nous ne cesserons pas de dénoncer l’agression que Moscou continue de mener contre l’Ukraine. Les autorités russes doivent savoir que tout nouvel acte malveillant à l’encontre de ce pays les exposera à des conséquences dommageables.

Nous devons en outre dire clairement que nous n’accepterons jamais de compromis quant à la sécurité ou aux aspirations démocratiques des partenaires de l’OTAN et que nous continuerons à défendre leur droit de choisir librement leurs alliances. La Russie elle-même s’est engagée à respecter ce principe lorsqu’elle a signé l’Acte final d’Helsinki, la Charte de l’OSCE et l’Acte fondateur sur les relations, la coopération et la sécurité mutuelles entre la Fédération de Russie et l’OTAN. 

Ainsi que les pays alliés l’ont réaffirmé à maintes reprises, tout dialogue avec la Russie doit se dérouler sur la base de la réciprocité et prendre en compte les préoccupations de l’OTAN face au comportement de Moscou.

Pour qu’un climat de confiance puisse s’instaurer, la Russie doit prendre des mesures concrètes visant l’apaisement des tensions. De ce point de vue, il conviendrait qu’elle commence par retirer les troupes qu’elle masse à la frontière ukrainienne. »
 

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